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BERGERIE DE LOZÈRE DU GROUPE TRIBALLAT NOYAL
Un site flambant neuf pour les ultra-frais au lait de brebis bio

La Bergerie de Lozère a inauguré, il y a un an, son nouveau site de production, entièrement dédié aux ultra-frais biologiques au lait de brebis. Un segment en plein essor.

 

Même en filant à vive allure sur l’autoroute, le bâtiment attire l’attention. Émergeant au milieu de nulle part, le nouveau site de la Bergerie de Lozère, tout de pierre, de bois et de verre revêtu, ne dépare pas la nature sauvage qui l’environne. Seul, le logo de la marque « Vrai » sur la façade signe son origine. Nous sommes sur le site du groupe Triballat Noyal spécialisé dans le lait de brebis bio. Reconstruit à neuf, sur une zone d’activités économiques du syndicat mixte lozérien de l’A75, certifiée HQE (haute qualité environnementale), il est en service depuis tout juste un an. Les choix architecturaux sont en cohérence avec l’image de la marque leader sur le marché de l’ultra-frais biologique et les valeurs de l’entreprise bretonne : « Tous nos bâtiments industriels sont construits avec, au devant, une partie administrative qui reprend les matériaux et les codes architecturaux de la région où ils sont implantés », souligne Olivier Clanchin, son président. De nombreux détails ont été pensés en faveur de l’environnement tels que la valorisation des eaux blanches dans l’alimentation animale, la récupération des calories de la production par une pompe à chaleur ou encore le free cooling en hiver pour refroidir les yaourts.

 

VRAI GMS, LA BERGERIE EN MAGASINS BIO

 

Mais cette reconstruction signe surtout la belle croissance du segment ultra-frais biologique au lait de brebis du groupe breton. Lorsque Triballat Noyal a repris la Bergerie de Lozère, en 1999, cette jeune laiterie artisanale traitait à peine plus de 400000 litres de lait de brebis et fabriquait yaourts, fromages, feta… En 2012, elle a collecté trois millions de litres. Du lait entièrement transformé en produits ultra-frais : yaourts, fromage blanc en pot, faisselle. « Petit à petit, nous avons été obligés de laisser tomber les fromages afin de satisfaire la demande dans les produits frais », explique Pascal Vieville, directeur de la Bergerie de Lozère. Le marché des ultrafrais au lait de brebis, et plus globalement de petits ruminants, affiche un développement annuel « à deux chiffres », affirme Olivier Clanchin. Si, au départ, ces produits représentaient surtout une alternative pour les consommateurs intolérants au lait de vache, aujourd’hui, ce segment « répond à des attentes fortes, aussi bien sur le plan nutritionnel que gustatif », explique le directeur du groupe Triballat Noyal, leader sur ce marché, majoritairement en bio.

 

YAOURT BICOUCHE À LA CHÂTAIGNE DES CÉVENNES

 

La Bergerie de Lozère a étoffé sa gamme au fil des ans afin de toucher toujours plus de consommateurs avec notamment des yaourts au lait entier (nature, bicouche aux châtaignes des Cévennes, aux fruits rouges et aux myrtilles), des yaourts demi-écrémés (nature, aromatisé vanille et citron), un yaourt nature à 0 % et un yaourt à la grecque. « Les yaourts bicouches connaissent un bon développement. Les parfums se marient bien avec le lait de brebis », détaille le directeur. Les ventes sur le territoire national sont assurées à 60 % en grandes surfaces (marque Vrai) et à 40 % en magasins bio (marque La Bergerie). Mais, l’export se développe (10 à 15 % des ventes), en particulier vers l’Allemagne. Les anciens locaux étaient devenus trop exigus pour permettre le développement de la production.

 

 

 

DES ATELIERS AU TOP DE LA TECHNOLOGIE

 

« Nous sommes passés de 1500 à 4500 mètres carrés de surface couverte, avec des ateliers modernes au top de la technologie, se réjouit Pascal Vieville. Sur l’ancien site, nous n’avions qu’une ligne de production. Aujourd’ hui, nous en avons trois avec un équipement mieux adapté aux technologies yaourts. Nous avons beaucoup amélioré les automatismes et les process de fabrication, notamment sur toute la partie traitement du lait. Nous avons progressé également sur la cadence et la productivité ainsi que sur la pénibilité du travail ». Le nouveau site est calibré pour traiter cinq millions de litres. Un objectif qui pourrait être atteint « dans un horizon de cinq ans », affirme Olivier Clanchin. Au sein d’une collecte globale de lait de brebis bio de près de 10 millions de litres et d’un marché qui se développe surtout sur les ultra-frais, la Bergerie de Lozère ne devrait pas tarder à devenir le leader, devant même les fabricants de roquefort bio et sur leur propre territoire.

CHIFFRES CLÉS

 

• 25 producteurs de lait de brebis bio

• 3 Ml collectés • Prix du lait : 1200 €/1000 l

• 2500 t de produits ultra-frais

• Investissements sur le nouveau site : 12 M€ dont 800 000 € de subventions (région, UE)

• 23 salariés

 

STRATÉGIE

 

La bergerie de Lozère collecte le lait de brebis bio auprès de 25 producteurs (30 dans quelques mois) de l’Aveyron et de la Lozère. Des éleveurs sont en liste d’attente pour satisfaire les futurs développements. Pour pallier la saisonnalité du lait de brebis, la Bergerie de Lozère a constitué deux groupes de producteurs avec des périodes de traite décalées et des primes incitatives. De plus, elle a mis au point une technologie de congélation du lait qui permet de reporter des volumes tout en préservant sa qualité.

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