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Un nouveau recul des cours

Malgré des fondamentaux solides, le marché des oléagineux ne résiste pas à la crise de confiance que traverse l’économie mondiale et plus particulièrement européenne. Les huiles et donc les graines « dévissent » fortement.
Si l’on doit se refaire le film des fondamentaux, deux mois après le début de campagne, le marché des oléagineux bénéficie d’un certain nombre de facteurs de soutien. Parmi les éléments favorables, il y a bien sûr la baisse de la production mondiale de soja et de colza, partiellement compensée par la hausse du tournesol. Les mauvaises conditions climatiques ont retardé, voire empêché les semis et causé des dégâts sur les cultures. Dans certains pays comme les États-Unis ou le Canada, les cas d’abandon de récolte ne sont pas rares.
Malgré le rationnement imposé aux consommateurs, les stocks vont fondre car la demande d’huiles, donc de graines, que ce soit dans le secteur alimentaire ou dans la filière biodiesel, ne faiblit pas, bien au contraire. La situation sera particulièrement tendue pour le soja et pour le colza.
L’offre amoindrie de l’huile de soja et de colza provoque un transfert d’une partie de la demande vers d’autres huiles, l’huile de tournesol bien sûr mais également l’huile de palme.
Avec une production record, tant au niveau européen qu’au niveau mondial, la situation est naturellement différente pour le tournesol. Dans ce contexte de pénurie, il remplit son rôle de substitution. Sous pression, ses prix se dégradent face à ceux du soja et du colza, une situation relativement défavorable certes mais qui, peu à peu, lui permet de redevenir compétitif.
Mais la crise économique et financière risque de ralentir la demande et les opérateurs perdent confiance.
Ainsi, lundi, le prix du baril de pétrole de « light sweet crude » reculait à 79,56 dollars sur le Nymex, contre 79,85 dollars vendredi à la clôture. De son côté, l’huile de palme tombait à un plus bas depuis onze mois à 2,857 ringgits la tonne lundi matin à Kuala Lumpur, reprenant ensuite un peu de terrain pour s’établir à 2,895 ringgits la tonne.

Pois : offres peu nombreuses

Selon l’Unip (Union nationale interprofessionnelle des plantes riches en protéines), sur le marché français du pois standard, la demande intérieure est très limitée : d’une part, les offres sont peu nombreuses, les vendeurs privilégiant pour le moment le marché export qui propose des prix plus attractifs, et d’autre part, il y a une nette discordance entre les rares niveaux acheteurs et les quelques prix vendeurs. À l’export intra-UE, on note des affaires régulières, à un niveau de prix rendu Rouen de : blé Euronext (échéance novembre 2011) + 50 euros/t (prime inchangée en pois standard depuis un mois).
Côté pois jaune pour l’export vers les pays tiers, l’activité a été assez soutenue ces dernières semaines, notamment en prévision d’une nouvelle expédition vers l’Inde (chargement en cours d’environ 25 000 t à Rouen).
Le prix rendu Rouen est à un niveau de : blé Euronext (échéance novembre 2011) + 60 A euros/t pour du septembre-octobre. Si la prime acheteur est stable depuis un mois, à + 60 euros/t, les cours se sont effrités dans le sillage du blé.

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