Aller au contenu principal

Un marché toujours sous tension

La pression de l’offre, confirmée par le dernier rapport du CIC, pèse sur Chicago, sur le marché à terme Euronext et sur le marché physique. Les cours restent encore nettement sous le niveau d’avant la chute du 12 janvier, mais stimulent les achats des importateurs mondiaux.
Période du 20 au 26 janvier. Le marché céréalier, et plus particulièrement celui du blé, peine à émerger de la baisse infligée par le rapport du département de l’Agriculture américain (USDA), la semaine dernière. Chicago n’avait pas totalement récupéré le recul des cours et s’affichait encore en baisse ce lundi 25 janvier, en clôture, de 0,25 cents à 4,98 dollars le boisseau, tandis que le maïs se reprenait plus nettement, en hausse de 3 cents à 3,67 dollars. Il faut dire que le rapport du Conseil international des céréales (CIC), une dizaine de jours plus tard, n’a pas apporté d’arguments de fermeté aux prix, avec une confirmation de l’abondance céréalière. Le CIC a encore augmenté son estimation de production mondiale de blé de 6 millions de tonnes. Celle-ci atteint désormais 674 millions de tonnes. La prévision de stock mondial passe, elle, de 191 à 197 millions de tonnes, la pression de cette offre justifiant la difficulté de raffermissement des cotations.
Qui plus est, si le Conseil international des céréales formule une première prévision (aléatoire) de récolte mondiale à 653 millions de tonnes, inférieure de 21 millions de tonnes à la précédente, l’importance du stock de report annoncé est telle que les disponibilités de la prochaine campagne seraient au moins aussi importantes que celles de cette campagne. Le blé américain Soft Red Winter Fob Golfe ne parvient pas à repasser au-dessus de la barre des 200 dollars (il s’élevait à 197,74 dollars le 25 janvier). Cette pression de l’offre, présente et à venir, est aussi ressentie par le marché à terme Euronext et par le marché physique, qui restent encore nettement sous le niveau d’avant la chute du 12 janvier. Les bas prix actuels stimulent les achats des importateurs mondiaux. Jordanie, Irak, Maroc (dans le cadre de son accord bilatéral avec les États-Unis) sont au marché.
Le blé français n’est sans doute pas le mieux placé, mais il peut profiter de la fermeté du dollar, tandis que les tirages de certificats ont maintenu un bon rythme : 518 000 tonnes pour l’ensemble de l’Union européenne la semaine dernière, dont 274 000 tonnes pour la France.

Orge : une intervention modique
Le raffermissement, relatif, du maïs à Chicago n’a pas influencé Euronext toujours fermement orienté, ni le marché physique (voir ci-contre), alors que l’orge fourragère s’enferme dans des prix de marché largement inférieurs au niveau de l’intervention, ce qui justifierait largement une accélération des offres à l’intervention. Les 500 000 tonnes d’orge française offertes à l’intervention à la date du 17 janvier, sont loin d’apporter un soutien au marché. A ses prix, (88 euros départ Eure-et-Loir), l’orge intéresse plus les acheteurs que les vendeurs, pourtant peu enclins à livrer à l’intervention.

Les plus lus

dindes en élevage
Dinde : alourdir les carcasses, la stratégie de LDC et Galliance pour la reconquête

Après une chute ininterrompue des abattages depuis 2000, la dinde semble reprendre quelques couleurs en France. Au moins le…

Terrains de stockage et troupeaux au Brésil
Viande bovine : la Rabobank prévoit une baisse de la production mais s’inquiète de la demande en 2026

Les prévisions de la Rabobank sont à une poursuite de la baisse de l’offre mondiale de viande bovine, et une hausse des prix…

Mamie au supermarché
7 marqueurs de l’alimentation des seniors d’aujourd’hui

Les habitudes alimentaires des Français de plus de 65 ans ou plus ont évolué avec le changement générationnel. Ces dernières…

vaches dans un pré
Prix des bovins : après 8 semaines de baisse, le plancher en vue ?

Les prix des vaches allaitantes et des vaches laitières se stabilisent tandis que ceux des jeunes bovins s’effritent encore…

usine
Canicule : « on constate des mortalités de +1000 % sur la volaille, +200 % en porc, +45 % en bovins » en Normandie et Pays-de-la-Loire

La vague de chaleur qui frappe la France a des conséquences sévères sur la mortalité en élevage, notamment en volaille. Gilles…

Javier Prida
Œufs : Le premier quota d’ovoproduits réservé au Mercosur rempli sur le champ par une seule entreprise

La firme argentine Ovoprot a fourni en quelques jours le premier quota détaxé d’ovoproduits attribué au Mercosur dans le cadre…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio