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Un ambitieux programme de développement chez Gélagri


> 5 M€ ont été investis sur la ligne de production polyvalente de Gélagri à Loudéac.
Spécialisé dans les légumes surgelés, Gélagri s'engage dans un vaste programme d'investissements pour faire évoluer le processus de ses deux usines.

L'information a été détaillée jeudi 7 juillet 2016 lors de l'inauguration d'une première ligne de production entièrement changée sur le site de Loudéac (Côtes-d'Armor, 22) pour 5 millions d'euros. Mise en service le 20 juin dernier, elle est la première des cinq lignes polyvalentes (plus deux lignes dédiées aux seuls épinards) modernisées depuis près de dix ans. Le directeur de Gélagri, Brice Urlacher, ne souhaite pas détailler le plan des 50 millions d'euros prévus sur les cinq prochaines années. « Nos futurs investis-sements nous permettront de moderniser et d'optimiser nos outils », se contente-t-il de dire. Ce qui est clair, c'est que la filiale du groupe coopératif Triskalia cherche à conforter sa position d'acteur majeur de la production de légumes surgelés en France (160 000 tonnes de ” production entre la France et ses deux usines en Espagne) avec 15 % des parts du marché hexagonal. Elle réalise 165 millions d'euros de chiffre d'affaires avec 800 salariés, un peu à sa marque Paysan breton (10 % du chiffre d'affaires), le reste sous marques de distributeurs et sur les créneaux de la restauration hors domicile et de l'industrie.

Il ne s'agit pas de faire du capacitaire, mais de traiter les pics de production sur une seule ligne

La ligne nouvelle de Gélagri peut être la vitrine techno-logique de ce que sera l'industriel demain. Ses capacités de surgélation ont été portées à 13 t/h contre 4,5 t/h auparavant. « Il ne s'agit pas forcément de faire du capacitaire, mais de traiter les pics de production sur une seule ligne plutôt que d'en faire fonctionner plusieurs », poursuit Brice Urlacher. La ligne abaissera le coût de revient des légumes surgelés sur un marché où les prix ont reculé depuis deux ans. Elle dispose d'un blancheur et d'un cuiseur vapeur pour augmenter les capacités de production de ce qui devrait être une tendance forte du marché dans les années à venir.

Synergies industrielles

« La demande de sachets de légumes précuits à la vapeur à réchauffer en quelques minutes au micro-ondes plutôt qu'à la poêle augmente sur le marché », poursuit le directeur de Gélagri. L'industriel en fabrique encore marginalement, autour de 5 à 10 % de son chiffre d'affaires. Mais la demande du marché progresse et Gélagri vise 20-25 % de son chiffre d'affaires à terme. Par ailleurs, la filiale du groupe coopératif Triskalia envisage de rapatrier sur le site de Loudéac l'activité des plats cuisinés située à Saint-Caradec, toujours dans les Côtes-d'Armor, pour des synergies industrielles.

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