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Toupargel-Agrigel prend le virage sans tournée

Le distributeur de surgelés à domicile remplace ses tournées de vente par camion par la télévente .

Une page vient de se tourner chez Toupargel-Agrigel. Basé sur la vente par camion-magasin, le groupe a quasiment achevé sa migration vers le tout téléphonique, seule la livraison étant désormais assurée par la flotte de transporteurs.

Au 31 décembre 2004, l’entreprise a ainsi réalisé 95 % du chiffre d’affaires au téléphone, contre 58 % un an plus tôt. L’objectif a été atteint plus vite que prévu, en doublant l’augmentation du panier moyen de 3,9 %, à 45,4 euros. De quoi expliquer en partie la croissance des ventes du groupe, qui se sont élevées à 356, 9 millions d’euros l’année dernière, en progression de 2,8 % versus 2003. Après cette phase de transformation, le groupe présidé par Roland Tchénio souhaite se consacrer à la croissance du chiffre d’affaires et au développement des synergies.

La construction de 2 plates-formes de distribution et la rénovation d’une troisième sont déjà inscrites au programme, tout comme le lancement d’une gamme de produits à marque propre, qui devrait permettre une amélioration de la marge brute. Toupargel-Agrigel n’étant pas très désireux de s’engager dans une activité de fabrication éloignée du métier de distributeur, veut se contenter de fixer un cahier des charges et des consignes sur le packaging aux industriels. « Il n’y aura pas pour autant de réduction du nombre d’industriels travaillant avec nous, car ils savent vendre sous leur propre marque et fabriquer pour les autres », précise M. Tchénio.

Les produits concernés seront ceux à forte rotation, avec un objectif de 40 à 50 % du CA réalisé dans les deux ans à venir. Le p-dg du groupe a également dévoilé une ambition très forte, celle d’atteindre un résultat d’exploitation de 15 % du chiffre d’affaires d’ici 2008.

La branche ‘frais’ doit tripler son CA

Pour atteindre cette barre fixée assez haut, Roland Tchénio table sur une amélioration du résultat d’exploitation de 23 à 26 millions d’euros, en améliorant les frais logistiques, les coûts de livraison, les frais de vente, et en continuant d’augmenter le panier moyen. Sur ce point, il existe encore un différentiel de 6 euros entre le panier moyen chez Toupargel, et celui d’Agrigel, soit un gain potentiel de 3 millions d’euros par an. Le recrutement de nouveaux clients est également à l’ordre du jour pour 2005, avec un objectif de 450 000 nouveaux prospects (le groupe compte déjà 1,36 million de clients actifs).

La modestie a par contre été de mise pour la branche produits frais du groupe «Place du Marché». D’un poids minime dans les résultats (son CA atteint 13 M Eur), Place du marché connaît un démarrage difficile depuis son lancement en 2002. Implanté dans le quart Nord-Est de la France (contre une présence nationale pour Toupargel-Agrigel), il a enregistré moins de ventes en 2004 qu’en 2003, une évolution qui contraste avec le reste des activités du groupe. D’ici à 2008, Roland Tchénio avance cependant un CA de 30 M Eur pour Place du marché, avec un triplement des montants investis dans la télévente dès maintenant. Et pour le moment, le p-dg s’est rarement trompé dans ses choix, lui qui a fait passer le titre en bourse de 4,12 euros en 2002 à 30 euros aujourd’hui.

Rédaction Réussir

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