Aller au contenu principal

Tomates et concombres : stabilité et différenciation

Alors qu’arrivent en ce moment les tomates et concombres français sur les étals, la section nationale affiche des prévisions de production stables pour 2004, avec quelques chantiers en cours.

Pas de révolution à venir en 2004, mais des points à améliorer : c’est le constat tiré par les sections nationales tomate et concombre lundi lors d’une rencontre avec la presse.

Les deux sections font figure d’acteurs incontournables dans l’Hexagone, avec 60% environ du marché français de la tomate (350 000 des 550000 tonnes produites annuellement) et 70% du concombre avec 60 000 tonnes. Selon Jean-Pierre Barrau, responsable produits, la campagne 2004 devrait connaître une stabilité de la production. Le concombre, lui, souffre d’une banalisation : « il progresse légèrement, mais il reste beaucoup de consommateurs à recruter» a-t-il déclaré, en faisant référence à la consommation française (entre 4 et 5 kg par an et par habitant) en retrait face à celle des pays scandinaves et de l’Allemagne.

Contrairement à cette banalisation, la tomate prend des couleurs, tirée vers le haut par les variétés à meilleure valeur ajoutée. Patrick Marchal, producteur de concombres (7 500 t/an) et tomates (3 000 t/an), explique le phénomène : « la tomate ronde n’arrête pas de chuter ces dernières années. Elle devient plus une tomate à cuire, tandis que progressent d’autres variétés comme les grappes et les cerises».

Une production stable

En bénéficiant d’innovations variétales, la tomate se retrouve ainsi sous plusieurs formes (allongée, ronde), une multiplicité de formats inexistante chez le concombre. Mais le succès de ces nouvelles variétés, qui ne se dément pas, n’a pas entraîné de hausse de la production. Globalement, celle-ci « reste stable » selon Jean-Pierre Barrau. « Les spécialistes voient bien leur production augmenter, mais celle des occasionnels diminue» précise-t-il. « De ce fait, on gagne en qualité et en lisibilité de l’offre, car la tomate est recentrée chez les spécialistes. Et avec les marques comme Saveol, Rougeline ou Prince de Bretagne, nous bénéficions de meilleurs produits». Une façon de lutter contre la concurrence répartie en deux blocs, au Nord (Benelux) et au Sud (Espagne + Maroc). S’il y a de quoi se réjouir devant un recentrage de l’offre tomate en faveur des spécialistes, le ciel n’est pas dégagé sur tous les fronts, notamment sur celui de la différenciation de l’offre proposée au consommateur. « Le marketing n’est pas assez poussé en France», déplore J-P. Barrau. « Chez le distributeur Sainsbury’s (Angleterre), les 6 ou 7 variétés de tomates présentes ont un marketing différent. En France, la volonté de faire un rayon fruits et légumes convenable est moins affichée. Le consommateur n’a pas un tel choix», conclut-il.

Dans le futur, la différenciation de l’offre pourrait être le prochain chantier, en collaboration avec la grande distribution. Partenaire inévitable du secteur, c’est elle qui écoule la majorité des fruits et légumes en France. Sans oublier de prélever sa marge, faisant s’élever des voix contre les prix pratiqués : un concombre acheté entre 40 et 50 centimes au producteur se retrouvera entre 1 et 1,20 euro en rayon.

Rédaction Réussir

Les plus lus

nuggets
Poulet : 72 % des approvisionnements de McDonald's couverts par un contrat avec LDC et ses partenaires

La chaîne de restauration rapide McDonald’s France a signé, vendredi 17 juillet, le nouveau contrat de fourniture de viandes…

vaches dans un pré
Les prix des jeunes bovins retrouvent les niveaux de 2025, ceux des vaches baissent encore

Ce sont les prix des jeunes bovins qui ont le plus contribué à la baisse du prix moyen pondéré des gros bovins entrée abattoir…

Œufs aux drapeaux ukrainien et turc
Près de 100 000 t d’œufs importés par l’Europe en seulement 5 mois, la Turquie très présente

L’Union européenne a importé plus d’œufs en cinq mois que sur toutes les années complètes précédentes, antérieures à 2025.

oeufs
Œufs polonais contaminés : Lidl suscite la colère de l’amont

La présence d’œufs polonais dans les magasins Lidl était dénoncée par l’amont depuis plusieurs semaines, car ceux-ci ne…

Vue aérienne d'une ferme agricole
Viande et volaille : une hausse plus modérée de la consommation pourrait tasser les prix mondiaux d’ici 2035

La production mondiale de viande va continuer d’augmenter ces prochaines années, tandis que la croissance de la consommation…

cartons sous film
D’où viennent les œufs vendus sur le marché de Rungis ?

L’origine France est très largement majoritaire pour les œufs vendus sur le marché d’intérêt nationale de Rungis.  

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio