Aller au contenu principal

Système U : « Noël reste une parenthèse »


> Les rayons frais seront au cœur de l'animation commerciale chez U.
Huîtres, foie gras, saumon… dans les étals, les produits phares n'ont rien de surprenant. L'inconnue pour les distributeurs, c'est plutôt de savoir quand les consommateurs vont faire leurs achats. Témoignage.

N « oël, faut pas le rater ». Cette déclaration de Thierry De-souches, responsable des relations extérieures de Système U, résume assez bien l'atmosphère qui règne chez les distributeurs en ce début du mois de décembre. Pour l'évènement le plus important de l'année, où une grosse partie du chiffre d'affaires des enseignes est en jeu, Système U est assez ” confiant. « Malgré la crise, Noël reste une sorte de parenthèse au niveau de la consommation alimentaire », remarque Thierry De-souches. « Même si les consommateurs vont faire attention à leur porte-monnaie, ils continueront à acheter les produits de fête traditionnels : foie gras, huîtres, saumon, volaille… ». Depuis plusieurs années, Système U propose des menus complets, de l'entrée au dessert, à commander dès le début du mois et à venir retirer la veille des fêtes. Compétitifs d'un point de vue financier, ils rivalisent avec les produits à préparer soi-même, « signe que les consommateurs font attention à leur budget », selon Thierry Desouches.

Le drive a du mal à tirer son épingle du jeu

Des prévisions difficiles

« Cette année, le réveillon tombe un mercredi. Nous nous attendons à ce que les achats alimentaires soient effectués à partir du samedi 20 », précise le porte-parole de Système U. « Mais il est très difficile de faire des prévisions. » Pour éviter que les consommateurs concentrent leurs achats la veille des fêtes pour profiter des promotions, comme cela s'est passé l'année dernière, c'est un peu la « course au calendrier ». Les distributeurs l'ont anticipé et ont proposé, très tôt, des offres commerciales. Les enseignes U ont choisi de miser sur les cadeaux. « Afin d'attirer les consommateurs, les hypermarchés proposent des réductions importantes sur les jouets », annonce Thierry De-souches. Avec le même objectif, l'enseigne porte aussi une attention particulière à ses prospectus. « Cette année, nous allons distribuer de gros catalogues, tournés vers les produits de fête. » Les rayons frais, comme la poissonnerie, le fromage à la coupe et la boulangerie-pâtisserie seront au cœur de toute l'animation commerciale, « mais chaque magasin décide de ses propres animations ». Dans toute cette effervescence de fin d'année, le drive a quant à lui du mal à tirer son épingle du jeu, car « les consommateurs veulent toucher et pouvoir choisir leurs aliments de fête ».

Les plus lus

vaches limousines en étable
Viande bovine : pourquoi l’Idele prévoit un ralentissement de la baisse de production en 2026 ?

Après avoir nettement baissé en 2025, la production de viande bovine en France ne devrait pas se redresser en 2026, selon les…

poule rousse en élevage
Œufs : « Les tensions dans les rayons vont disparaitre d’ici juin » avec 375 millions d’œufs supplémentaires attendus en 2026

La consommation d’œufs atteint des sommets historiques en France, alors même que la transition vers l’alternatif limite le…

La France consomme des chevaux qu’elle produit peu, mais produit davantage d’animaux destinés à l’exportation.  © Reussir
Viande chevaline : « aujourd’hui ce sont plus les jeunes générations qui en demandent »

La consommation de viande chevaline recule, tandis que les importations augmentent. Dans ce contexte, Interbev Équin mise la…

broutards charolais en bâtiment
Broutards : comment les Italiens s’adaptent à la baisse de l’offre française

La France envoie de moins en moins de broutards mâles vers l’Italie, faute d’offre. Une chute qui n’est pas compensée par le…

petit veau dans sa niche
Petits veaux : « les intégrateurs s’attendent à des prix très élevés en mai »

Les prix des petits veaux laitiers ont connu une évolution historique en 2025, sous l’effet du manque d’offre. Les…

porc en élevage bio
Porc bio : « Désormais, il n'y a presque plus de déclassement de porc bio »

Le marché français du porc bio semble atteindre un point bas de baisse de consommation en France, après des années de forte…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio