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[Edito] Soutien aux fournisseurs de la RHD !

Covid-19
© Pixabay

« Combien d’entreprises alimentaires fournisseurs de la consommation alimentaire hors domicile et notamment des PME en région seront encore debout au 20 janvier 2021 ? » s’alarmait l’Ania la semaine dernière. Selon une consultation réalisée par l’association auprès de 400 entreprises du secteur, 57 % des entreprises sont concernées par une baisse d’activité proche de 50 %, et une entreprise sur deux diffère ou annule ses projets de recrutement. L’attente du 14 janvier pour une reprise de la restauration annoncée, mais pas encore certaine, sera longue. Et nombre des fournisseurs de la restauration que nous avons interrogés disent ne pas bénéficier d’aides de l’État pour traverser cette période très difficile. Pourtant, les fournisseurs alimentaires de la RHD, y compris l’industrie et le commerce en gros de viandes, ont été ajoutés à la liste S1bis des acteurs pouvant bénéficier du fonds de solidarité et des exonérations de charges sociales avec effet rétroactif. Et sont en attente d’intégrer la liste S1bis pour le chômage partiel. Oui, mais voilà, pour y accéder, les entreprises doivent avoir perdu 80 % de chiffre d’affaires entre le 15 mars et le 15 mai 2020 (ou 30 % sur l’ensemble de l’année 2020). Un taux très élevé que n’atteignent pas forcément les entreprises, pourtant très affectées par l’arrêt de la restauration. La plupart se sont mobilisées fortement lors du premier confinement pour trouver d’autres solutions à la restauration, comme le e-commerce, la vente aux particuliers, et maintenir ainsi activité et emplois. Elles se trouvent pénalisées aujourd’hui par les règles trop restrictives des aides d’État. Plusieurs fédérations, dont la CGI et la Fedev, réclament aux pouvoirs publics d’assouplir les conditions. Si l’État a ouvert les vannes de l’argent public depuis plusieurs mois, il serait effectivement bon qu’il fasse un effort supplémentaire pour le secteur agroalimentaire. Subir 50 % de pertes est déjà très préjudiciable pour ces PME, souvent familiales, et, ne l’oublions pas, pourvoyeuses d’emploi dans tous les territoires qui se trouvent aujourd’hui fragilisées.

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