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Soja : incertitudes météorologiques

Les cours du soja ont marqué une pause dans la baisse de ces dernières semaines. Tous les esprits sont agités par les perspectives météorologiques des prochaines semaines. Et le bilan aux États-Unis s’équilibre.
«Limit up à Chicago » la semaine dernière… Cela faisait un moment que le marché n’avait pas vu ainsi toutes les cotations inscrites en vert. Après un été particulièrement clément, les investisseurs sont à l’affût des moindres aléas que pourrait apporter le climat de cet automne pour lancer un véritable « weather market ». Gel ou pas gel, telle est la question. La météorologie étant loin d’être une science exacte, les prédictions diffèrent… et les cours évoluent en fonction du crédit que chacun apporte aux différents modèles.
Après « le grand froid » annoncé, il n’était plus question que « d’un peu de fraîcheur » le lendemain. Malgré tout, le marché semble vouloir marquer une pause dans la baisse amorcée depuis début septembre. Avec une récolte attendue à un niveau record aux États-Unis (88,3 Mt si le climat le permet d’ici la moisson), le stock de report au 31 août 2010 s’établit à tout juste 6 Mt, soit un ratio stock sur utilisations de 7 %… Ainsi le bilan soja aux États-Unis peine à s’équilibrer. Sur le plan mondial, il faudra attendre une récolte également record en Amérique du Sud pour que s’atténuent vraiment les tensions sur le prix du soja.
Sur ce début de semaine la tendance demeure relativement ferme, soutenue par des notes de récoltes en baisse, selon l’USDA.
Les protéagineux à la peine
Selon l’UNIP, le marché du pois standard pour l’alimentation animale a enregistré un petit réveil de la demande fin août-début septembre, tant sur l’intérieur qu’à l’export vers le Nord-UE, sur une base de prix au plus haut à 155 euros/t traité en équivalent départ Eure-et-Loir. Ces intérêts acheteurs ont ensuite disparu avec le nouveau recul des prix des céréales fourragères.
En pois jaune export, c’est le calme plat depuis une quinzaine de jours, surtout par manque d’offres. Le niveau acheteur a perdu 15 euros/t en trois semaines, à 160 euros/t rendu Rouen pour de l’éloigné. Dans ce contexte baissier, les vendeurs se sont retirés du marché ; de plus, l’écart de prix avec le pois standard est jugé insuffisant.
En féverole qualité humaine, le marché est quasi inactif. Les acheteurs égyptiens, en période de ramadan, n’étaient pas aux affaires. Les OS sont peu vendeurs sur l’éloigné car le niveau de prix actuel est considéré comme peu attractif.
Le rendu Rouen se situe à 155 A / 160 euros/t V sur octobre-décembre, pour des petits volumes. Le rapproché (septembre) est proposé à 150 euros/t.
Par ailleurs, les expéditions de féveroles françaises s’intensifient sur l’Égypte, avec un peu plus de 50 000 t livrées depuis fin août.
Le marché de l’alimentation animale recommence à s’intéresser à la féverole. Des fabricants bretons se sont manifestés après le 15 août, avec des concrétisations sur septembre (coté OS, besoin de place dans les silos, lots inadaptés au débouché alimentation humaine).

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