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Soja et colza : fermeté en disponible

Alors que la récolte de soja est maintenant terminée aux États-Unis et que les semis vont bon train en Amérique du Sud, le marché du soja qui soutient celui du colza fait de la résistance.

La récolte record est terminée aux États-Unis. Reste maintenant à acheminer la graine dans les usines et dans les ports. La logistique américaine est majoritairement mobilisée sur le pétrole et le gaz de schiste, créant des tensions. Au Brésil, les semis sont terminés, ce qui devrait là aussi, sauf accident climatique, conduire à une belle récolte que les pluies actuelles pourraient favoriser. Ces mêmes pluies, en revanche, perturbent et retardent les semis en Argentine et d'aucuns craignent un report vers d'autres cultures. Les cours demeurent soutenus, toujours portés par les achats chinois conséquents. Les analystes considèrent que la Chine profite des prix actuels pour reconstituer ses stocks. Le marché du colza en France et en Europe bénéficie à plein de la tendance imprimée par le soja. Il est également soutenu par la perspective de surfaces moins importantes en Europe pour la récolte 2015. Ceci étant, la graine continue à naviguer dans une fourchette étroite et ne passe pas la barre des 340 euros la tonne. L'huile est fortement pénalisée par la chute des cours du pétrole qui ont atteint un point bas historique fin novembre. Sur le début décembre, l'or noir semble vouloir se stabiliser. L'huile de palme, la plus dépendante du complexe pétrolier, poursuit son recul, ce qui n'est pas de bon augure. Sur la scène internationale, le recul de la production australienne ne permet pas aux cours de progresser, les stocks canadiens assurent un bilan confortable. Selon l'interprofession des protéagineux (Unip), après l'envolée relative des prix du tourteau de soja, des intérêts acheteurs se sont manifestés sur le marché du pois standard durant le mois de novembre, mais sans beaucoup de concrétisations. Le négoce et quelques fabricants ont procédé à des achats. Une petite demande du Nord-UE est également réapparue. Mais les offres sont étonnamment peu nombreuses.

Le pois concurrence le maïs

Les cours du pois standard ont sensiblement progressé, conséquence de la fermeté des prix du tourteau de soja, mais aussi de la hausse du blé fourrager. L'écart de prix entre pois et blé fourrager en rendu Centre Bretagne s'est un peu réduit, mais reste très élevé : +66/69 €/t. À noter que le prix du maïs décote fortement (de l'ordre de - 15 €/t) par rapport à celui du blé, ce qui ne favorise pas l'achat de pois (association maïs + tourteau de soja au détriment de la formule blé + pois). Sur le marché de la féverole qualité alimentation humaine pour l'export, les acheteurs restent confrontés à un manque d'offres présentant un taux maximum de 5 % de grains bruchés. Paul Varnet

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