Aller au contenu principal

Sofiprotéol veut faire grandir la Ferme France


> Les filières d'élevage, comme ces canards destinés à Labeyrie, sont les premières intéressées par les capacités financières renforcées de Sofiprotéol.
La filiale d'Avril est née du changement de gouvernance du groupe Sofiprotéol, dont elle garde le nom. Aperçu des entreprises qu'elle accompagne.

L'année 2015 est une renaissance pour Sofiprotéol. On ne parle plus du groupe agro-industriel et financier Sofiprotéol (7 milliards d'euros de chiffre d'affaires), devenu la SCA (société en commandite par actions) Avril dont la gérance a été confiée à son directeur général Jean-Philippe Puig. Avril se divise en un pôle animal (œufs, viandes) et un pôle végétal (huiles alimentaires, biocarburants et oléochimie). Désormais Sofiprotéol, filiale d'Avril, est une banque de développement. Michel Boucly, directeur général adjoint d'Avril, en est directeur général délégué au côté de Jean-Philippe Puig.

Peu importe d'être majoritaires ou minoritaires, c'est le projet qui prime

” Grâce à de nouveaux actionnaires – Crédit agricole, Natixis, Uni-grains – les fonds propres de Sofiprotéol sont portés à 330 millions d'euros. Son champ d'intervention s'étend à toutes activités agroalimentaires, par exemple l'industrie laitière, a-t-il été mentionné. « Nous avons la vocation profonde à développer la Ferme France », a déclaré Michel Boucly lors d'un colloque inaugural organisé à Paris, le 10 mars dernier.

Soutien des « champions »

Au fil de la soirée est apparue l'image de cette Ferme France que le groupe Avril, commandité par les filières des huiles et protéines végétales et présidé par Xavier Beulin, aidera à développer. Sofiprotéol soutiendra des « champions » français ou européens. Tel est le cas du groupe céréalier Vi-vescia, constitué autour de Champagne Céréales en englobant des capitaux de Sofiprotéol, dont la filiale agro-industrielle Siclaé est accompagnée sur le long terme par le même fonds. De même qu'Avril veut faire de l'ensemble Glon/LDC un champion français de la volaille, le groupe veut faire de Labeyrie Fine Foods un champion européen des produits traiteur. C'est le sens d'une petite participation prise cette année par Sofiprotéol au capital de la filiale de Lur Berri et du fonds PAI. Le laboratoire vétérinaire Ceva, porté par l'ambition de compter parmi le cinq premiers mondiaux de la santé animale, a admis une participation significative de Sofiprotéol dans la recomposition de son capital fin 2013, puis dans son LBO (acquisition à effet de levier) de 2014 afin d'asseoir son développement en Asie.

PARTAGE DE COMPÉTENCES

Sofiprotéol intervient dans les prêts à moyen terme, les participations minoritaires, les obligations convertibles, les placements privés, les aides à la recherche et développement, et depuis l'an dernier le capital risque. Celles-ci restent centrées sur les filières grandes cultures et animales. Le capital développement reste du ressort d'Agro Invest (partenaire de Bpifrance), a-t-il été annoncé. Autre différence, ce dernier intervient dans le vin.

« Écosystème » et « maillons faibles »

Aux côtés de ces champions, Sofiprotéol accompagne des petites et moyennes entreprises comme la fromagerie bourguignonne Delin. « On souhaite s'intéresser aux entreprises quelles qu'elles soient, peu importe d'être majoritaires ou minoritaires, c'est le projet qui prime », a insisté Michel Boucly. Avril et Sofiprotéol se prévalent de comprendre « l'écosystème » et où se trouvent « les maillons faibles » des filières, a expliqué ce dernier.

C'est ainsi que le groupe a cru à Valorex (filière Oméga 3) et Biogazyl. Sofiprotéol détient respectivement 25 % et 12 % de ces entreprises rentables. Être un groupe industriel permet à Avril de « savoir gérer de la croissance et de l'innovation », a assuré le dirigeant opérationnel. Avril prend en considération le déficit en protéines végétales des filières animales. Ainsi justifie-t-il la forte implication d'Avril dans les carburants à base d'huiles végétales, celles-ci étant vues comme les « coproduits » de la production de tourteaux protéiques.

Les plus lus

représenant de l'UE et du mercosur
Le Mercosur rejette les clauses de sauvegarde visant à protéger les agriculteurs

Puisqu’elles ne sont pas dans l’accord conclu entre l’UE et les pays du Mercosur en 2024, les clauses de sauvegarde ne sont…

María Marta Rebizo
Agriculture : Que pensent les exportateurs du Mercosur du report de l’accord ?

Les Marchés a recueilli les réactions à chaud des porte-voix des agriculteurs du Brésil et de l’Argentine à l’annonce du…

des conteneurs peints au couleurs du drapeau brésilien sur un quai d'un port de commerce.
Le point sur la "polémique" Hénaff et Terrena : la France importe-t-elle déjà massivement du bœuf et du poulet brésilien ?

C’est la question qui peut se poser après deux faits divers mettant en scène Henaff et Galliance (Terrena). Mais les…

Christophe Pajot
LDC Sablé: croissance des ventes d’élaborés de volaille mais un taux de service à améliorer

Le pôle Terravenir du groupe LDC affiche une bonne croissance de ses ventes d’élaborés de volaille sur 2025, mais aurait pu…

14,7 millions de tonnes de poulet sur le marché mondial en 2026, l'USDA prévoit un nouveau record

Le marché mondial de la volaille devrait poursuivre sa croissance en 2026. La production de poulet atteindrait des niveaux…

Anvol analyse volailles
Poulet : la hausse de 3,7 % de la production française ne suffit pas pour répondre à la demande

La consommation de volailles, et en particulier de poulet, poursuit sa progression amorcée depuis plusieurs années. Les achats…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio