Sofiprotéol joue la cohérence entre ses filières oléagineuses
Sofiprotéol démontre la solidité de son « modèle original, très marqué par l’engagement durable ». C’est ainsi que Philippe Tillous-Borde, directeur général, a montré ce matin devant la presse, avec Xavier Beulin, président, sa satisfaction du bilan 2010 et sa confiance dans 2011. Sofiprotéol diffuse ces jours-ci une page publicitaire vantant le « flower power » de ses filiales Lesieur, source de santé, Glon Sanders, source de saines protéines animales, et du Diester qui permet de diminuer les émissions de CO2. Une campagne d’un million d’euros pour affirmer aux décideurs économiques et au grand public que la transformation des graines oléagineuses, colza et tournesol, « nourrit beaucoup plus que des utopies ». La hausse des graines et huiles ainsi que la baisse de consommation d’huiles alimentaires ont infléchi les résultats de 2010 (non encore arrêtés). Le chiffre d’affaires de 5,6 milliards d’euros (contre 5,5 Mds Eur en 2009) s’accompagne d’un Ebitda approchant les 300 millions d’euros, non loin des 312 M Eur de 2009. Le secteur énergétique a le plus souffert, mais la chimie « renouvelable » des sociétés Oleon et Novance et la nutrition animale se sont comportées de façon « très satisfaisante ». 2011 sera marqué par une conjoncture difficile, avec de nouveaux investissements dans la chimie verte, en Belgique et en Malaisie.