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Sodexho bannit oeufs et volailles peu cuits

Alors que certaines collectivités encouragent la filière, Sodexho suspend certaines préparations de volaille.

En chute de 30 % environ dans la grande distribution, il est cependant, très difficile d’évaluer la baisse de la consommation de volaille dans le secteur des collectivités, compte tenu de l'éclatement des structures (3,3 milliards de repas sont servis en autogestion, et près d'un milliard par les SRC). Pour venir en aide à la filière avicole, le député UMP Marc Laffineur a annoncé lundi, son intention d'augmenter de 50 % la fréquence de prise de volaille dans les repas servis en restauration collective de sa commune, et ce pendant 3 mois. « Je demande à tous les élus d'apporter une information sereine et objective aux populations afin d'éviter que la psychose ne s'amplifie et de montrer l'exemple en soutenant activement les producteurs » a justifié le député du Maine et Loire, également maire de la commune d'Avrillé.

La FCPE ne veut pas accentuer la psychose

Marc Laffineur a dans le même temps saisi les présidents de conseils généraux et régionaux au sujet des repas servis dans les collèges et lycées, pour tenter d'obtenir la mise en place de mesures similaires. Ce message rassurant vient néanmoins à l’encontre de la décision prise par Sodexho, qui depuis le 20 février, a décidé de suspendre de ses repas tous les produits à base d'œufs et de volaille crus, ou cuits à des températures inférieures à 70 °C. « Les mayonnaises préparées à partir d'œuf cru sont concernées, ainsi que certains plats préparés à base de volaille » expliquait une diététicienne conseil de Sodexho. Les tartares et œufs pochés entrent dans ce cadre, ainsi que certaines préparations traditionnellement chauffées à 60 °C pendant un temps assez long. Ces mesures sont doublées par une vigilance accrue sur l'approvisionnement. Les volailles et œufs achetés par Sodexho sont ainsi « limités à des fournisseurs pouvant prouver l'absence de grippe aviaire sur les élevages d'origine » (sic).

L'intention est louable mais il est nécessaire de rappeler qu'aujourd'hui, la présence du H5N1 n'a été détectée que sur un seul élevage de dindes (dans l'Ain). Ce qui signifie que 99 % de la filière reste indemne de toute contamination. Pour prendre d'éventuelles mesures supplémentaires, Sodexho a mis en place une cellule de veille.

Son concurrent Compass (sociétés Eurest, Medirest et Scolarest) a lui prévu de communiquer en fin de semaine pour faire le point sur la situation. Dans les écoles, l'attention semble de mise, mais la FCPE (Fédération des conseils de parents d'élèves des écoles publiques), première organisation en termes d'adhérents, « n'a pas été saisie de remontées de la part des parents d'élèves sur le sujet ». Son président Georges Dupon-Lahitte a tenu à dédramatiser la situation, en déclarant « ne pas avoir la volonté d'accentuer la psychose déjà existante ».

Rédaction Réussir

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