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Slovaquie : une période de transition douloureuse pour l’élevage

Malgré une série de réformes du secteur agroalimentaire après la scission de la Tchécoslovaquie, la Slovaquie a obtenu moins de succès que son voisin tchèque.

Avec un peu plus de 15 % de la production industrielle totale, l’industrie alimentaire constitue le deuxième secteur industriel de Slovaquie, et compte près de 50 000 salariés. Le secteur alimentaire est le secteur manufacturier qui attire le plus d’investissement direct étranger (IDE) en dépit d’un niveau général assez bas. En 1997, environ 11 % de la totalité de l’investissement étranger était concentré dans le secteur de l’industrie alimentaire. Au cours des trois premières années de la réforme, le produit agricole brut a connu une chute brutale, n’atteignant, en 1993, que 71 % de la moyenne de 1986-1990. Depuis, une légère hausse a été observée : en 1997 le produit agricole brut a atteint 85 %.

De 1993 à nos jours, le cheptel bovin a été le plus touché et a baissé jusqu’à 52 % de son niveau de «prétransition». Les populations porcine et avicole ont été ramenées respectivement à 70 % et à 89 % de leurs niveaux de 1989. La production globale de viande est passée de 480 000 tonnes en 1989 à 350 000 t. Le secteur de la viande bovine a été l’un des secteurs de production les plus durement touchés, n’atteignant en 1997, avec une production de 58 000 tonnes, que 45 % du niveau de prétransition. La production de viande porcine a reculé proportionnellement à la baisse de la consommation tandis que la production de viande de volaille est repartie à la hausse dès 1992 et atteignait presque le niveau de prétransition en 1997.

Un solde agroalimentaire déficitaire

La Slovaquie est traditionnellement un importateur net de produits agricoles. Les importations agroalimentaires représentent près du double de la valeur des exportations slovaques. La valeur des importations a été portée de 400 millions d’euros en 1994 à 560 millions de SKK en 1997, tandis que les exportations passaient de 250 à 300 millions d’euros. L’écart entre importations et exportations s’est creusé, passant de 140 millions d’euros à 265 en 1997. La part des exportations de produits agroalimentaires dans le commerce global est restée relativement stable (5 %) depuis 1993.

La République tchèque demeure le principal partenaire commercial, importations et exportations confondues. Les importations en provenance des pays de l’UE (2e partenaire commercial de la Slovaquie) étaient en augmentation constante de 1994 à 1997 et leur part dans le total des importations s’élevait à 37 % en 1997.

Les exportations slovaques à destination de l’UE se sont stabilisées à près de 20 % du total des exportations slovaques au cours des quatre dernières années. Vis-à-vis des pays signataires de l’Accord de libre-échange centre-européen ou Alece (à l’exclusion de la République tchèque), la Slovaquie détient une position d’exportateur net. La part de l’Alece, à l’exclusion de la République tchèque, représentait 11 % des exportations et 7 % des importations slovaques. Le gros des importations agroalimentaires couvre les matières premières qui ne peuvent être produites en Slovaquie. En 1997, elles totalisaient 238 millions d’euros soit 43 % du total.

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