Sisteron : plus d’un agneau sur deux labellisé
Classé en Label Rouge en 1995, l’Agneau César a accédé au titre « de Sisteron » en 2003. Près de 300 éleveurs y travaillent, répartis dans une vaste IGP recouvrant l’ensemble des départements Paca et le Sud-Ouest de la Drôme provençale. Ils élèvent environ 135 000 bêtes, dont 60 000 agneaux. « Nous constatons un engouement certain des éleveurs, des coopératives et de nos partenaires, souligne Guillaume Chailly, chargé de mission auprès de l’association César. Forts de ce constat, nous continuons à travailler sur différents plans techniques afin d’améliorer le taux de labellisation».
L’agneau de Sisteron est abattu entre 70 et 150 jours. Sa carcasse de 13 à 19 kilos, est de conformation U, R ou 0 avec un engraissement de niveau 2 ou 3. Le muscle est clair et le gras ferme. « Nous étions à 46 % l’an dernier et sommes passés à 55% en 2005, ce qui est un résultat encourageant.»
Un rythme de croisière optimal
La production semble avoir atteint son rythme de croisière optimal. « Nous avons fait le plein des éleveurs réunis dans les organisations de producteurs, ce qui est un critère obligatoire. Nous pouvons peut-être atteindre le chiffre de 400 éleveurs, mais ce sera un maximum », estime Guillaume Chailly.
Reste que l’agneau de Sisteron est face à un enjeu majeur. C’est une production très saisonnière. Les producteurs qui le peuvent sont incités à décaler les agnelages afin de combler les creux de production d’avril/mai et de septembre/ novembre. « Nous parvenons à satisfaire les demandes des boucheries engagées à nos côtés, mais une plus grande pénétration dans la restauration haut de gamme pourrait nous permettre un meilleur écoulement », explique le responsable. La boucherie traditionnelle (90 % des parts de marché) et les régions Provence et Rhône Alpes, à l’exception de trois boucheries parisiennes, restent le principaux débouchés pour l’Agneau de Sisteron.
Depuis la fin novembre, un kit promotionnel leur a été attribué pour le réamorçage de la pleine saison de commercialisation. Un livret de recette est également mis à disposition des consommateurs, « originales, simples et inratables ». Enfin, le dossier d’IGP Agneau de Sisteron a été mis en consultation publique fin novembre à Bruxelles. Il pourrait être validé en 2006.