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Sécurité sanitaire et salariés préoccupent le plus les IAA


> La gestion des risques, un enjeu majeur pour Jean-Philippe Girard, président de l'Ania.
Risques sanitaires, et donc de réputation, et risques liés à la sécurité et à la santé des salariés figurent en tête des préoccupations des dirigeants d'industries agroalimentaires, selon l'enquête menée cet automne par Gras Savoye et l'Ania, en partenariat avec Les Marchés.

La capacité de s'adapter aux nouveaux risques constitue aujourd'hui un élément important de compétitivité pour tous les entrepreneurs. C'est pourquoi en partenariat avec Gras Savoye et Les Marchés Hebdo, l'Ania a souhaité renouveler le baromètre de la perception des risques par les dirigeants de l'agroalimentaire », explique Jean-Philippe Girard, président de l'Association nationale des industries alimentaires (Ania).

Réalisée en ligne du 18 septembre au 31 octobre, cette enquête a permis de recueillir l'avis de cinquante-trois entreprises (53 % de TPE, 31 % de PME, 6 % d'ETI et 2 % de grandes entreprises). Tous les secteurs sont représentés.

Premiers enseignements : comme dans le baromètre de 2012 les risques sanitaires arrivent en tête de liste des risques perçus par les IAA. Ainsi 66 % des répondants se disent exposés à ce type de risque (et même 24 % très exposés), à égalité avec le risque de réputation. En deuxième position, les patrons citent la sécurité et la santé des salariés (62 % se disent exposés). « Ces risques n'arrivaient qu'en quatrième position en 2012. À l'inverse les risques industriels et liés à la supply chain sortent du top 3 des préoccupations », s'étonne Jean-Baptiste Popot, responsable du pôle ingénierie des risques et environnement au département Risk Consulting de Gras Savoye.

Ces risques principaux s'avèrent plutôt bien gérés par les industriels. Ainsi 70 % des répondants disent maîtriser le risque sanitaire (et 19 % très bien le maîtriser), contre seulement 8 % déclarant peu ou pas le maîtriser. 66 % affirment maîtriser les risques liés à la sécurité et à la santé des salariés, contre 23 % affirmant le contraire.

Réputation et export : des risques moins maîtrisés

En revanche, les risques liés à l'export et à la réputation sont considérés comme les moins maîtrisés, pour respectivement 34 % et 30 % des répondants. « Le nombre plus important de facteurs externes explique en partie cette perception. Le développement à l'international et la gestion de sa réputation constituent pourtant des enjeux majeurs de développement des entreprises », commente Jean-Philippe Girard. Selon l'enquête, qui aidera le courtier Gras Savoye à répondre aux attentes des clients du secteur, près d'une entreprise interrogée sur deux déclare avoir déjà réalisé un audit des risques, mais seulement 9 % ont réalisé un audit total. Et sur les 41 % d'entreprises qui affirment ne pas en

Une entreprise sur deux a déjà réalisé un audit des risques

” avoir réalisé, 68 % des répondants déclarent envisager de le faire prochainement. Une démarche importante pour le président de l'Ania selon qui « un audit puis une formalisation d'une stratégie de prévention multirisque permettent de mieux appréhender les aléas ».

Lors des audits, selon les entreprises interviewées apparaissent dans l'ordre des risques diagnostiqués : les risques sanitaires (36 %), la fraude et la malveillance (26 %), la sécurité et la santé des salariés (25 %), les risques financiers et administratifs (19 %) et les risques environnementaux (19 %).

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