Sécheresse : La France pourrait produire 20 % de sucre en moins alerte la filière betteravière
Alors que la production française de sucre va être très pénalisée par les conditions climatiques extrêmes de l’été, l’heure est à la hausse sur le marché mondial du sucre, notamment sous l’effet d’annonces en Inde.
Alors que la production française de sucre va être très pénalisée par les conditions climatiques extrêmes de l’été, l’heure est à la hausse sur le marché mondial du sucre, notamment sous l’effet d’annonces en Inde.
La filière betteravière française alerte par communiqué, ce 25 août, sur les conséquences exceptionnellement graves des conditions climatiques observées depuis le printemps 2026 sur la récolte 2026. La production française pourrait se situer 20 % sous la moyenne quinquennale, selon les observations réalisées mi-août. Le potentiel de croissance des betteraves est amoindri à cause du stress hydrique. Les températures extrêmes ont aussi profité aux ravageurs, et certaines parcelles pourraient ne pas être récoltées. La production française de sucre, alcool et bioéthanol sera impactée, et la tendance devrait être similaire chez nos voisins producteurs.
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Les cours du sucre poursuivent leur hausse sur les marchés internationaux
Le prix du sucre brut a progressé de 0,70 cts$/livre pour la semaine allant du 17 au 24 août 2026, passant de 17,44 cts$/livre à 18,14 cts$/livre (au-dessus des 18 cts$, un plus haut plus atteint depuis plus d’un an). Celui du sucre raffiné a aussi progressé, de façon plus significative : + 13,60 $/t, à 534,65 $/t (avec un plus haut proche de 550 $/t pendant la semaine référencée).
L’Inde rassure le marché du sucre
C’est l’Inde qui a fait le marché cette semaine avec des informations concernant la nécessité, et la capacité, à importer du sucre pendant le mois d’octobre (mois de préparation des fêtes de Diwali qui ont lieu en novembre) mais aussi par une communication de la part des industriels du secteur dans le pays pour affirmer qu’il n’y avait pas de problème d’offre pour répondre aux besoins de cette période de fêtes à venir. L’Association indienne des fabricants de sucre a aussi rassuré le marché en publiant un chiffre de 1 Mt de production pour le seul mois d’octobre dans le pays contre 300 000 à 400 000 t en routine sur les autres mois. Mais l’idée que l’Inde puisse importer du sucre, même de façon ponctuelle, alors qu’elle est traditionnellement un pays exportateur de cette denrée, a surpris sur le marché. Il n’en reste pas moins vrai que les acteurs de ce marché s’attendent à une production mondiale globale en retrait par rapport à l’an passé.
Cet article a été écrit par les journalistes spécialisés de La Dépêche-Le Petit Meunier, qui accompagne depuis 1938 les opérateurs du commerce des grains.