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Saveur Occitane se simplifie la vie

Elle identifie les viandes des régions Aquitaine, Limousin, Midi-Pyrénées, Auvergne et Languedoc-Roussillon.

Fini la certification ! Saveur Occitane refait surface en jouant sur l’origine. Plombée par de trop lourdes contraintes, la signature de viande bovine a décidé de se simplifier la vie. Elle a abandonné la Certification de conformité de produit (CCP) en novembre dernier. Une sécurisation et un suivi informatique des volumes se sont mis en place dans les abattoirs. Enfin, les entreprises ont cessé leur guerre commerciale, en créant un Groupement d’intérêt économique (GIE).

Saveur Occitane permet l’identification des viandes originaires de cinq régions : Aquitaine, Limousin, Midi-Pyrénées, Auvergne et Languedoc-Roussillon. La marque couvre l’ensemble des circuits de distribution, de la boucherie artisanale aux grandes et moyennes surfaces (GMS), en passant par la restauration collective. Son potentiel est de 70 000 bovins par an. « Actuellement, les abattages tournent autour de 2 800 têtes par mois, signale Karen Statkiewicz, de l’interprofession bovine de Midi-Pyrénées (Intersud). Vingt-cinq points de vente sont impliqués, essentiellement des boucheries et quelques grandes enseignes. Les négociations sont en cours pour développer les référencements. » Six acteurs régionaux s’investissent dans la démarche : Arcadie Sud-Ouest, Bigard, Sodeco, Spanghero, Viadis et Viandes Occitanes. Tous sont regroupés au sein du GIE Saveur Occitane.

Les premiers tests concernant le dispositif informatique de suivi des volumes abattus ont eu lieu à la mi-janvier. Chaque animal est scanné à l’abattoir afin de savoir s’il peut bénéficier de la marque. Un centre serveur recense tous les élevages concernés. Les entreprises ont élaboré la PLV (publicité sur le lieu de vente), les stickers apposés sur les carcasses, les sacs. Fin janvier, la marque était parée au lancement. « Saveur Occitane est gérée par le GIE, précise Karen Statkiewicz. Les entreprises adhérentes doivent respecter un code de déontologie. Une répartition des marchés a été fixée, pour qu’elles arrêtent de se bouffer le nez. Chacune a apporté un capital déterminé selon sa taille. Des cotisations doivent permettre de financer le fonctionnement de la démarche. »

Respect de la Charte

Les engagements pris tournent autour de l’origine. Il faut que l’animal soit né, élevé dans la zone éligible. Les viandes doivent être issues de gros bovins de race à viande ou laitière. Autre condition, l’éleveur doit respecter la Charte des bonnes pratiques d’élevage. Celle-ci porte notamment sur l’identification, l’alimentation, les traitements sanitaires, le bien-être animal, l’environnement. En ce qui concerne la boucherie, Intersud est en train d’articuler la démarche avec celle des « Races à viande ». Cela implique certaines normes, une sélection des animaux. Par ailleurs, l’interprofession ne regrette pas l’abandon de la certification. « La CCP a perdu de son intérêt, estime-t-elle. Quand il faut trois ans avant d’être autorisé à bouger une virgule du cahier des charges, ça décourage pas mal de monde. »

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