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Rhône-Alpes à la pointe du combat anti-OGM

La région s’implique très loin dans la dénonciation des OGM, jusque auprès des agriculteurs.

Alors que les agriculteurs de neuf États européens, dont un français, s’apprêtent à rencontrer aujourd’hui les représentations permanentes de leur pays à Bruxelles pour faire le point sur les bénéfices apportés par les plantes génétiquement modifiées, les anti-OGM rhonalpins ont repris la route des champs. Samedi 2 juin le « collectif des faucheurs volontaires » a ainsi invité ses sympathisants et la presse pour une « inspection citoyenne » dans le département de l’Ain. La manifestation pacifique appelait à éviter la destruction des champs d’essais. Les « faucheurs » entendaient avant tout dénoncer le passage en force des OGM et demander la mise en place d’un moratoire sur les cultures à l’instar de ce qui a été décidé en Allemagne. En Rhône-Alpes, trois communes - une dans l’Isère et deux dans l’Ain -sont concernées par des essais en plein champ dûment autorisés par le ministère de l’Agriculture le 19 mars dernier.

Mais cette décision prend à contre-pied la stratégie politique du conseil régional rhônalpin. Présidée par Jean-Jack Queyranne, l’institution a clairement indiqué en 2004 qu’elle apporterait son soutien à celles de ses collectivités territoriales qui s’opposeraient à l’expérimentation en plein champ d’organismes génétiquement modifiés.

Un soutien militant

Elle est aussi signataire depuis 2005 de la « charte de Florence » qui complète le texte fondateur du Réseau des régions européennes sans OGM également approuvé par la Bretagne, l’Aquitaine, l’Ile-de-France et Poitou-Charente. Enfin, elle est l’une des partenaires directes de l’association Res’ogm qui, dans son numéro en date d’avril 2007, indique avoir « envoyé à 37 000 agriculteurs de la région Rhône-Alpes un bulletin d’information sur les OGM grâce aux financements de la région Rhône-Alpes et de la Fondation Patagonia ». Une caution officielle pour un document à charge qui peut paraître pour le moins étonnante de la part d’une institution qui souhaite faire progresser la « compréhension des enjeux, éclairer la connaissance, favoriser le débat citoyen. »

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