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Retrait général dans un contexte d'offre mondiale lourde

Malgré les estimations de la récolte céréalière française par FranceAgriMer, les volumes mondiaux restent trop importants pour permettre une hausse des cours. Le rapport de l'USDA vient confirmer l'abondance de la moisson 2016-2017 à l'échelle mondiale.

Du 6 au 13 septembre. Les cours des céréales à pailles et du maïs continuent de plier sous le poids de la récolte mondiale. Selon le Département américain de l'agriculture (USDA) qui a rendu son rapport mensuel sur l'offre et la demande mondiale 2016-2017 en début de semaine, le stock mondial de blé a été corrigé à la baisse à 249,07 millions de tonnes (Mt), mais la production à la hausse à 744,8 Mt (734,8 Mt pour 2015-2016), atteignant ainsi un nouveau record. Les productions australiennes et indiennes ont respectivement augmenté à 27,5 Mt (+1 Mt) et 90 Mt (+2 Mt), alors que celles de l'UE afficheraient un nouveau recul à 145,27 Mt (-2,23 Mt) par rapport au mois dernier. Les utilisations 2016-2017 progresseraient de plus de 4 Mt à 736,68 Mt (709,7 Mt en 2015-2016). Les stocks finaux observeraient un recul à 249,07 Mt (240,89 Mt en 20152016). En parallèle, Agreste a diffusé ses estimations pour la production française de céréales qui ne s'élèverait qu'à 55,4 Mt, « son plus faible niveau depuis 2003 ». Les produc-tions de blé tendre, blé dur et orge fourragère atteindraient respectivement 28,2 Mt (-31 % par rapport au record de 2015 et - 24 % par rapport à la moyenne 2011-2015), 1,5 Mt (-19 % par rapport à 2015) et 10,1 Mt (-22 % et - 8 %). Malgré la faiblesse de ces volumes, les cours sur le marché français sont restés orientés à la baisse sur la semaine. L'activité sur le marché hexagonal demeure limitée par les problèmes de qualité (notamment en blé) et par une certaine rétention des producteurs français. Le retour de volumes observés en orge fourragère a contribué à la baisse des cours et à un retour des échanges, notamment vers la nutrition animale. Sur les places portuaires en revanche, en blé tendre comme en orge fourragère, l'activité est des plus réduites.

La production de maïs française attendue en berne

Les productions de maïs devraient elles aussi s'afficher nettement en dessous des attentes sur le territoire français. Les conditions de culture restent très sèches dans le sud du pays et ne présagent donc rien de bon pour les parcelles. Selon le dernier bulletin Céré'Obs, les conditions de culture bonnes à très bonnes ont reculé de 60 à 55 % contre 56 % l'an passé à la même époque. Selon Agreste, la France engrangerait 12,8 Mt de maïs grain (-7 % par rapport à 2015 et - 19 % par rapport à 2011-2015). Un volume qui s'intègre dans une production mondiale importante estimée à 1026,61 Mt selon l'USDA (959,03 Mt l'an dernier) et des stocks finaux à 219,46 Mt (209,25 Mt l'an passé).

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