Aller au contenu principal

Retour à la normale pour le bétail français

Suivant l'avis favorable de l'AFSSA et après consultation des organisations professionnelles, Michel Barnier, ministre de l'Agriculture, a annoncé jeudi, la levée de l'ensemble des mesures de restriction des mouvements d'animaux sur le territoire français. « Cette levée s'appuie sur la décision communautaire adoptée le 6 août et interdisant toute sortie d'animaux vivants, de viande et produits dérivés de Grande-Bretagne, ainsi que sur les enquêtes vétérinaires conduites en France et qui ont conclu à l'absence de suspicion de fièvre aphteuse », indique-t-on au ministère. Toutefois, celui-ci demande aux professionnels de rester vigilants « aussi longtemps que l'épisode britannique n'est pas clos ».

Cette décision n'est pas sans ravir les opérateurs. Aussi brèves soient-elles, de telles mesures ne sont pas sans conséquence sur la santé économique des filières.

Peu d'effets secondaires, excepté pour les ovins

Tous les marchés n'ont pas réagi de la même façon à la mise en place des restrictions ; tout dépend de l'importance des importations et des regroupements d'animaux dans le commerce français. Fortement lié à l'arrivée d'agneaux britanniques en cette période de l'année, le marché ovin s'est emballé. Le Service des nouvelles des marchés (SNM) de Rungis a même suspendu sa cotation depuis le 8 août, compte tenu des « niveaux de prix incohérents ». De fortes perturbations ont aussi été constatées en petits veaux et en broutards, faute d'autorisation de déplacement. En gros bovins, l'arrêt des marchés en vif n'a pas eu d'effets sur les cours, mais a laissé les opérateurs sans repère tarifaire. Aucun impact majeur n'a été constaté pour les veaux de boucherie et le porc.

A court terme, on peut prévoir une légère hausse de l'offre, sans plus, les restrictions n'ayant duré que quatre jours. Seul le marché des ovins sera sous tension, les importations restant interdites. Selon la Fédération française des marchés de bétail vif (FMBV), les principales perturbations du commerce cette semaine seront liées au 15 août et à l'approche de la rentrée. Comme chaque année à la même époque.

Les plus lus

Drapeau de l'Ukraine
Poulet : l’Ukraine renforce ses accords et compte intensifier ses exportations en 2026

Les exportations de poulet ukrainien devraient progresser en 2026 vers l’Union européenne et le Royaume-Uni, qui pourrait bien…

rayon boucherie en magasin
La flambée des prix du bœuf a plombé la consommation en 2025, porc et poulet en profitent

Les prix d’achat des ménages de la viande bovine ont affiché une croissance à deux chiffres en 2025, ce qui s’est traduit par…

drapeau turc qui flotte au vent
Volaille : la Turquie suspend ses exportations pour le Ramadan

Les exportations de volailles turques sont suspendues depuis le 9 février. Cette mesure prise par l’État turc, vise à contenir…

Le poulet vendu en boucherie
Volailles : le poulet et les produits élaborés tirent toujours la consommation

La consommation de poulet continue de progresser en France, portée par la restauration hors domicile, alors qu’elle stagne en…

zone de contention en abattoir
Quels sont les abattoirs de boucherie récemment en difficulté, en infographie

La France a perdu un abattoir sur 5 depuis 2010. En s’appuyant sur la presse locale, Les Marchés a tenté de dresser une carte…

oeufs industrie
Œufs : L’UE importe plus, l’Ukraine et la Turquie en profitent

L’évolution des prix des œufs français, au  27 mars 2026, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie trois fois par…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio