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Retour en force de la volatilité

Durant les deux dernières semaines, les fonds ont pris leurs profits à la suite d’une période d’extrême fermeté et la forte volatilité a fait son retour sur le marché du blé tendre. Le marché a enregistré d’un jour à l’autre un écart de 10 euros sur Euronext.

Période du 16 au 22 février. Il s’est écoulé deux semaines depuis notre dernière chronique, deux semaines qui ont vu le retour à une grande volatilité du marché du blé tendre. Les fondamentaux ont cédé à la pression des intervenants sur les marchés à terme, à l’occasion notamment de l’échéance mars, les fonds prenant leurs profits à la suite d’une période d’extrême fermeté. Les cours du blé ont perdu 15 euros entre les deux premiers jours de la semaine 6 sur le marché physique, la baisse s’étant poursuivie depuis, avec des sursauts sporadiques, la semaine 8 débutant néanmoins sur une nouvelle note baissière. Durant cette période de deux semaines, on a enregistré d’un jour à l’autre, des écarts pouvant atteindre 30 cents à Chicago et de l’ordre de 10 euros sur Euronext. Le blé sur le marché physique est passé de 270 euros rendu Rouen à 248 euros, et nous renvoyons nos lecteurs à la colonne ci-contre pour connaître les prix les plus récents, susceptibles d’encore évoluer d’ici à la fin de semaine.

Un marché mondial porteur, mais perturbé

Le marché international reste théoriquement très porteur avec la constitution de stocks de sécurité dans les pays du Maghreb et du Moyen-Orient, mais les tensions politiques chez certains d’entre eux entretiennent une inquiétude, tant pour la signature de nouveaux contrats que pour l’exécution des anciens. La France est particulièrement confrontée à l’expectative, compte tenu de son débouché vers ces pays, y compris les plus agités actuellement. Rappelons que les exportations françaises à destination des pays tiers, marchandise chargée au 1er janvier (6 mois de campagne) ont représenté 8 millions de tonnes, dont 2,19 à destination de l’Égypte, 2,14 vers l’Algérie et 1,16 vers le Maroc. Le Yémen, avec 345 000 tonnes et la Libye, avec 270 000 tonnes, ont été des clients non négligeables. La situation politique extrêmement grave qui règne dans ce dernier pays pose question quant à ses échanges extérieurs.

Le maïs reste dans son pré carré

Les marchés des céréales fourragères ont généralement réagi dans le même sens que le blé mais avec une moindre volatilité, du moins sur le marché intérieur en ce qui concerne le maïs, qui reste dans son pré carré, ne réagissant qu’avec modération aux fluctuations du marché mondial qui, elles, ont été nombreuses. Le maïs a en revanche fortement décroché la semaine dernière à Chicago, avec l’annonce en avant-première du prochain rapport de l’USDA (département américain de l’Agriculture), d’une augmentation de 4,3 % aux États-Unis. Dans l’Union européenne, les entrées de maïs en provenance des pays tiers confirment leur rythme élevé : les attributions de certificats au 1er janvier, atteignaient 3,9 millions de tonnes contre 1,8 million pour la période correspondante de 2009-2010.

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