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Retour du blé vers les 200 euros ?

La semaine 7 s'est achevée sur une note de fermeté d'Euronext, et la suivante, privée du repère de Chicago (fermé lundi) a débuté dans le même ton. Les bilans prévisionnels de FranceAgriMer n'ont pas pesé sur la tendance.

Période du 12 au 18 février. Après un rapport de l'USDA qui se sera révélé assez peu influent sur la tendance des cours mondiaux, on attendait le conseil céréales de FranceAgriMer pour mieux apprécier les perspectives du marché français à travers les bilans prévisionnels de l'office. Les prévisions d'exportation de blé à destination des pays tiers étaient particulière-ment guettées, dans la mesure où leur éventuelle révision en baisse risquait de se traduire par un alourdissement du stock de report avec des conséquences négatives sur les prix. Or la prévision de stock s'est bien trouvée augmentée de 170 000 tonnes (t) pour être portée à 2,85 millions de tonnes (Mt) ; ce n'est pas le fait de l'export pays tiers, maintenu à 11,5 Mt, mais de celui vers l'UE, abaissé de 240 000 t, à 7,03 millions de tonnes.

Pour le reste, notamment les utilisations par les fab (4,3 Mt), les ajustements sont mineurs. Ce bilan n'a pas entraîné de baisse des cours. Alors que nombre d'observateurs estimaient, il y a encore quinze jours, que le blé ne retrouverait pas, d'ici à la fin de la campagne, le niveau des 200 euros sur Euronext, la fin de la semaine 6 a vu la cassure des 195 euros sur l'échéance mais avec une cotation à 198,25 euros, le 17 février, alors que le marché manquait de son repère américain, le CBOT étant fermé pour cause de « jour du président ». Le marché physique s'est aligné, confirmant le passage au-dessus des 190 euros, rendu Rouen. Les cours de l'orge ont suivi la tendance du blé en se consolidant sur la base de 168 euros, rendu Rouen, malgré l'alourdissement du stock de report annoncé par FranceAgriMer : +140 000 t à 1,44 million de tonnes. Les exportations vers les pays tiers sont augmentées de 50 000 t à 1,85 Mt, mais les ventes à l'UE, réduites de 230000 t, à 3,26 millions de tonnes. Les incorporations par les fab sont maintenues à 1,12 million de tonnes.

Incorporation de maïs en baisse

Le stock de report de maïs a été allégé de 100 000 t à 2,83 Mt, grâce à une forte révision en baisse de la collecte de 210 000 t, soit encore 15 % de plus que l'an dernier et les prix résistent sur la base de 176 euros (fob Rhin). En revanche, les incorporations de maïs par les fab sont diminuées de 100 000 t, à 3,6 millions de tonnes. Les utilisations globales de céréales dans l'alimentation animale vont donc encore baisser. D'ailleurs, FranceAgri-Mer a ramené ses prévisions d'incorporation pour l'actuelle campagne à 9,9 Mt, retrouvant ainsi les chiffres de 1998/99 alors qu'entretemps ils avaient atteint jusqu'à 11,4 Mt, en 2001/02 et 2002/03.

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