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Retour de l'offre et demande mitigée

Si les prix des porcs semblent proches d'un niveau plancher, rien ne permet d'affirmer qu'une reprise aura lieu d'ici peu. De quoi laisser les opérateurs sous pression.

La cotation allemande – cours directeur de l'Europe – a été reconduite le 7 octobre. Si ce statu quo est de bon augure pour les opérateurs européens, nul n'ose affirmer que les prix ont atteint leur plancher, tant l'équilibre du marché communautaire est précaire. La demande en viande est mitigée. Si la parité euro/dollar et des prix élevés outre-Atlantique laissent espérer des opportunités à l'export pour l'UE, l'embargo russe persiste, et la consommation européenne s'avère correcte, sans plus. En parallèle, la production augmente. Selon le Marché du porc breton (MPB), en août et septembre, les abattages ont grimpé de 3,6 % en Allemagne et de 7,7 % aux Pays-Bas, tandis que la baisse a ralenti en France (-0,2 % contre - 1,55 % en cumul de janvier à juillet) et au Danemark (-1,1 % contre - 2,82 %). Le retour de l'offre devrait se confirmer ces prochains mois. En avril, les effectifs de truies saillies ont augmenté de 0,8 % dans l'UE, dont +5 % en Espagne, +2 % en Allemagne et +1,5 % au Danemark. Une hausse des volumes, qui n'est « pas forcément la bienvenue compte tenu de l'embargo russe et des besoins mitigés en Chine », souligne-t-on au MPB.

Aucune amélioration des trésoreries

Ce climat ne plaide pas pour une rapide reprise des cours. Celle-ci devient pourtant urgente. En France, les marges des industriels se dégradent et les trésoreries des éleveurs sont exsangues. Le prix de revient d'un porc charcutier a certes reculé suite au repli des prix de l'aliment. Mais entre 1,50 et 1,55 euro le kg fin septembre, il dépassait largement le prix payé à l'éleveur, à moins de 1,38 euro le kg.

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