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Restoria reste familial et ambitieux

L’ex Restauréco complète son cœur de métier par une gamme de services annexes en développement.

Créée en 1970 Restauréco est devenu Restoria il y a tout juste un mois. Ce changement de nom et de charte graphique correspond à une nouvelle dynamique impulsée par les fils des 2 fondateurs, bien décidés à diffuser leur gamme de services qui va de la production en cuisine centrale à la gestion chez le client. « Nous avons souhaité nous redéfinir pas rapport à nos prospects » explique Emmanuel Saulou, codirigeant de l’entreprise avec Philippe Comte. La signature « Cuisiner, une belle histoire de familles » résume le parcours de Restoria. « Nous essayons de travailler au maximum avec des matières brutes. À ma connaissance, nous sommes les seuls à faire nous-même notre charcuterie, nos pâtisseries salées et sucrées. Nous avons également notre propre légumerie pour réaliser les potages et préparations de légumes. C’est là que le mot cuisine prend tout son sens », poursuit M. Saulou, en évoquant sa cuisine de la Romanerie, qui livre 16 000 repas/jour à 250 clients dans la région des Pays de la Loire.

Cette activité de préparation (« les petits plats ») nécessite l’emploi de 60 salariés, et génère 45 % d’un chiffre d’affaires qui devrait dépasser les 16 millions d’euros pour l’exercice en cours, une progression de 8 à 9 % (moins dynamique que ces dernières années). L’activité de gestion chez le client (« la cuisine et la table ») représente un poids équivalent dans les comptes de Restoria, avec une cinquantaine de clients et 6 000 couverts servis quotidiennement. Dans ce cas, « nos fournisseurs livrent directement chez nos clients, et nous essayons de reproduire ce que nous faisons dans notre cuisine centrale » ajoute M. Saulou, pour qui la composition familiale du groupe est un réel élément différenciant, dans un environnement de concentration et de rachat par les groupes financiers.

Restoria joue le rôle d’une véritable centrale d’achat

Les 10 % d’activité restante se répartissent en 3 branches déjà opérationnelles, amenées à progresser. Il s’agit tout d’abord de la gestion partagée (assistance technique pour les cuisines souhaitant rester en autogestion), suivie par une activité de mandataire pour les marchés.

Forte de sa puissance d’achat auprès de ses fournisseurs, Restoria se mue en intermédiaire pour ses clients, en jouant le rôle d’une véritable centrale d’achat. En dernier lieu, l’entreprise propose une offre de formation pour les personnels de la restauration collective. Les activités principales (« les petits plats » et « la cuisine et la table ») seront toujours les plus importantes. « Mais les trois activités annexes nous permettront d’aborder des marchés moins mûrs. Ils peuvent se révéler comme une véritable porte d’entrée » assure le codirigeant.

Rédaction Réussir

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