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Reprise dans un contexte de fermeté

Après la trêve des confiseurs, les marchés à terme et physiques repartent à la hausse, sur fond d’inquiétudes liées aux conditions météorologiques en Australie et en Argentine. L’année s’est ouverte sur la confirmation de la fermeté de fin 2010.
Période du 20 décembre 2010 au 3 janvier 2011. Le marché céréalier sort de la période traditionnellement la plus creuse de la campagne, mais qui n’a cependant pas laissé l’impression de vide absolu que l’on observe le plus souvent à l’occasion de la trêve des confiseurs. Certes, les échanges sur les marchés à terme se sont ralentis, mais en partie du fait d’une liquidation de positions et de prises de profits limitées par les perspectives très fermes du marché pour la deuxième partie de la campagne, qui s’engage. Les cotations du blé sur Euronext, mis à part quelques tassements sporadiques et minimes, ont encore progressé pour se hisser à leur plus haut niveau de la campagne. Sur le marché physique, la baisse d’activité commerciale s’est, comme à l’habitude, relâchée faute de combattants avec la fermeture des organismes stockeurs. Cependant, les cours, mêmes nominaux, n’ont fait l’objet d’aucun relâchement, se situant aussi au plus haut depuis le début de la campagne (voir colonne ci-contre). Et l’année s’est ouverte sur la confirmation de la fermeté de fin 2010.

Pluies diluviennes en Australie

Le Weather market joue un rôle prépondérant dans cette tendance haussière des marchés céréaliers, que ce soit avec les pluies diluviennes en Australie, pour le blé, ou la sécheresse pour le maïs (et le soja, voir page voisine), laissant prévoir à certains observateurs une réduction sensible de la récolte argentine par rapport aux dernières prévisions. C’est une des raisons majeure de l’attente inquiète du rapport du département américain de l’Agriculture (USDA), à paraître le 12 janvier. De toute manière, le marché mondial du maïs reste très tendu par une demande internationale, notamment chinoise, soutenue, et aussi par la tension persistante des prix du pétrole, favorables à l’éthanol.

Un bilan export très positif

Le marché physique céréalier français recherche ses marques après deux semaines d’inactivité forcée. Le blé standard rendu Rouen cote, quasi nominalement pour l’instant, 247 euros, nouveau plus haut depuis le début de la campagne. Cependant, les besoins de réapprovisionnement des utilisateurs devraient redynamiser rapidement les transactions. De même, l’activité en portuaire devrait se réanimer après un passage calme (moins de 60 000 tonnes ont été chargées à Rouen pendant la période du 23 au 29 décembre dernier). L’Assemblée générale de Sénalia, qui se réunit vendredi 7 janvier, sera l’occasion pour ce chargeur de dresser un bilan d’exportations très positif pour la campagne écoulée et d’en envisager un encore meilleur pour l’actuelle.
Les positions entre acheteurs et vendeurs sont encore sensiblement écartées en orge fourragère, pour l’instant, les prix restant néanmoins attractifs pour les Fab. Le marché de gré à gré du maïs retrouve un rythme de croisière grâce aux réapprovisionnements des Fab.

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