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Relance saisonnière sur le marché porcin

Le cours du porc a enfin connu un réveil significatif, qui intervient plus tôt que l’an dernier. Un calendrier plus favorable, mais surtout une offre en production limitée ont contribué aux hausses à travers l’Union.

Après le veau de la Pentecôte, c’est au porc d’être à l’honneur. Dès cette semaine débute la campagne de promotion « Le porc j’adore ». Lancée par INAPORC avec le concours de l’Ofival, cette opération se prolongera en semaine 25.

Avec l’arrivée de l’été, on enregistre déjà la reprise saisonnière, partout en Europe. En quatre séances de cotation (à compter du 24 mai) au marché du porc breton, la cotation 54 TVM a progressé de 14 centimes. Cette hausse intervient plus tôt que l’an dernier, certainement en raison du creux de production accentuée par la canicule. En 2003, la reprise n’était pas intervenue avant la semaine 28, les nombreux ponts du mois de mai ayant entraîné des retards d’enlèvement. Cette année, avec un calendrier plus favorable, le cours a progressé plus rapidement, et les poids de carcasse ont atteint les 90 kg avec un mois d’avance par rapport à l’année dernière. Toutefois, compte tenu du niveau d’offre, Jean-Pierre Joly, directeur du MPB, regrettait que la hausse n’est pas été plus importante, et espérait une nouvelle revalorisation du vif cette semaine.

Lors de la semaine de la Pentecôte, amputée d’un jour d’abattage, la relance de l’activité est parue plus nette. Concentré sur 4 jours, et à la veille d’un week-end ensoleillé, le commerce s’est enfin réveillé pour les pièces de découpe, et a permis de répercuter en partie les hausses du vif. La demande s’est surtout portée sur la poitrine et la longe. En revanche, la conjoncture reste plus difficile en jambon et en épaule. Selon les opérateurs, cette lourdeur s’expliquerait par des importations toujours importantes de produits espagnols, plus concurrentiels en terme de prix, ainsi que par les sorties importantes de stockage privé. Au final, accroître les prix de ces pièces est plus compliqué pour les salaisonniers, d’autant plus que la pression de la grande distribution est importante…

Erosion globale de la consommation

Ce réveil de l’activité intervient après un mois d’avril morose pour la consommation de viande porcine. Selon les données Sécodip, pour les semaines 13 à 16, le recul des achats de porc frais s’est élevé à plus de 9 % par rapport à 2003, avec une hausse des prix de 4,6 %. Pour le jambon, cette baisse se limite à 3 %. L’évolution cumulée sur 52 semaines se terminant le 18 avril confirme la tendance baissière de la consommation. Les volumes achetés sont alors en recul de 5,6 % pour le porc frais, et de 2,6 % pour le jambon.

L’amélioration du marché est perceptible également chez nos voisins. Au nord, l’Allemagne et les Pays-Bas affichaient des hausses significatives. Après une stabilité lundi, le cours allemand a progressé de 5 centimes jeudi. Les Pays-Bas avaient quant à eux donné le coup d’envoi avec une hausse de 6 centimes lundi sur le marché de Montfoort. Les grands abattoirs confirmaient la tendance en fin de semaine, montant de 9 centimes les prix payés aux producteurs. La Belgique et le Danemark confirment ce mouvement de hausse.

Dans le sud, la demande s’active considérablement en Espagne, qui, selon le MPB, connaît actuellement une réelle situation de pénurie d’offre. À tel point que les abattoirs seraient contraints d’aménager leurs horaires. Au niveau du cours, cette situation se traduit par un accroissement régulier : +6 centimes la semaine dernière, et une nouvelle hausse de 3,5 centimes pour cette semaine.

Rédaction Réussir

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