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Réformes laitières : aller vers des contrats

La FNCBV et la FNCL ont mis sur les rails un projet de valorisation des vaches laitières de réforme.

« On ne pourra avancer qu'avec la contractualisation ». C'est le sentiment des coopératives Bétail et Viande, à l'issue d'une réunion mardi avec les coopératives laitières. FNCBV et FNCL ont mis sur les rails un projet commun de valorisation des vaches laitières de réforme.

L'idée datait de quelques mois, mais était restée en suspens lors de la crise laitière. Son intérêt est manifeste, vu la bonne participation à cette séance de travail. Une trentaine de personnes, représentant des entreprises laitières, des organisations de producteurs, des sociétés d'abattage, étaient présentes.

A l'ordre du jour, la problématique de régularité du produit et d'adéquation entre les contraintes de la production laitière et les besoins de l'industrie des viandes.

L'après-midi a notamment permis de commenter l'étude de l'Institut de l'élevage sur « l'abattage des vaches laitières réformées en cours de lactation : quantification du phénomène et conséquences au niveau des abattoirs ». « Le constat est partagé, estime Anne Blanchard, de la FNCBV. Ce n'est pas parce qu'une vache est tarie qu'elle donne une bonne carcasse, en termes de conformation et d'état engraissement. L'inverse est aussi vrai. Il faut que la finition ait un intérêt économique pour l'éleveur». Deux entreprises ont été citées en exemple. Elles ont mis en place une contractualisation avec des éleveurs et des distributeurs. Cela leur permet à la fois de valoriser les efforts de finition et de garantir un débouché.

Passer à une logique de coproduit

Les fédérations ont décidé de lancer trois expérimentations sur le terrain. Chacune d'elles associera un groupement de producteurs, un abatteur, une entreprise laitière. « On doit passer d'une logique de sous-produit à une logique de coproduit», insiste la FNCL. Un comité de pilotage a aussi été créé. Il doit se réunir à la fin du mois de janvier. « Tous les kilos de viande sont bons à gagner, dans un contexte de baisse de la production et de stabilité de la consommation», estime Anne Blanchard.

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