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Recul des prix et des abattages

Modérés, voire modestes, les besoins en gros bovins finis sont amplement satisfaits sur le marché domestique, ce qui pèse sur les cours des vaches de réforme.

Les abattages de vaches ont poursuivi leur repli début 2014. Après un recul de 10 % du nombre de vaches abattues entre 2012 et 2013, la tendance reste à la contraction des effectifs sur les cinq premiers mois de 2014 (-2,6 %, à 688 617 têtes, d'après Agreste). De faibles niveaux d'abattages synonymes « d'une rétention en élevage », indique l'Institut de l'élevage. Un constat qui se traduit dans l'alourdissement constant des sujets à l'abattage depuis octobre dernier. Selon Agreste, à 361 kg par tête en mai, le poids moyen des vaches gagne plus de 4 kg, comparé au même mois de 2013.

Le repli n'enraye pas la baisse des prix

Du côté des races à viande, les prix sur les marchés n'incitent pas à intensifier les sorties. À 4,04 euros le kilo pour la vache R de race à viande en semaine 26, le prix moyen entrée abattoirs relevé par FranceAgriMer a régressé de 57 centimes par rapport à la même semaine un an plus tôt. Et les tarifs se tassent pour presque toutes les catégories de réformes, en particulier dans les gammes moyennes. Pour les races mixtes et laitières, les niveaux attractifs des prix du lait et la fin des quotas à l'horizon 2015 encouragent les éleveurs à conserver plus longtemps les animaux dans les exploitations, ce qui réduit les disponibilités à l'abattage.

Malgré cet allègement de l'offre, le commerce ne se raffermit pas, faute de consommation suffisante. À l'heure des départs en vacances, synonymes de moindres besoins en restauration hors foyer, la demande des abattoirs devrait rester limitée, entretenant le climat lourd qui règne sur le marché.

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