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Quand les sénateurs planent

La discussion en deuxième lecture du projet de loi sur le développement des territoires ruraux au Sénat a donné lieu à quelques échanges surréalistes concernant l’équarrissage La loi a été définitivement adoptée jeudi.. Le 1er février dernier, le secrétaire d’État à l’agriculture Nicolas Forissier est en train de défendre devant les sénateurs un important article redéfinissant le champ du service public de l’équarrissage et la possibilité de l’adapter en fonction des circonstances. Un amendement (le n° 326) est alors proposé à la discussion. Il propose que l’État reconnaisse dans la loi « une mission de service public aux gestionnaires de ‘l’équarrissage naturel’ dans la collecte et l’élimination des cadavres d’animaux ». L’équarrissage « naturel» ? Eh oui ! Car selon Bernard Piras, facétieux député de la Drôme et faucon de l’écologie radicale, les vautours pourraient avoir un éminent rôle à jouer dans l’élimination des centaines de milliers de tonnes de déchets que la France doit éliminer chaque année. Une boutade ? Pas du tout : il s’est même trouvé plusieurs dizaines d’élus pour soutenir cet amendement dont la discussion a occupé de longues minutes de débats, comme en témoigne le script officiel : « Très bien ! a applaudi l’un d’eux. C’est l’équilibre naturel !,a renchéri un autre sage . En Lozère, on aime les vautours !», s’est exclamé Jacques Blanc. L’amendement sera bien sûr repoussé, au grand dam du sénateur Piras. Ce dernier s’est quand même lamenté que la rue de Varenne « refuse de fonctionnariser les vautours » (sic). Écrasés par l’alourdissement des charges liées à l’équarrissage depuis deux ans, les industriels de la viande ont estimé, par la voix du SNIV, que les sénateurs prenaient le sujet un peu trop à la légère. Il serait temps de revenir sur terre, non?

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