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Prix proches des plus hauts niveaux

La confirmation d’une baisse de la production mondiale dans le dernier rapport USDA a entraîné les cours du blé à la hausse sur le marché européen. Une fermeté entretenue par l’espoir de bonnes exportations stimulées par le rapport euro-dollar.

Période du 7 au 13 novembre. Chicago a réagi en baisse vendredi dès la parution du rapport USDA, ce mouvement faisant écho à celle du soja (voir page voisine) alors que ce rapport ne modifiait pas notablement les prévisions pour le blé et le maïs. En revanche, Euronext ne suivait pas la ligne tracée par Chicago et le blé y enregistrait une sensible hausse, s’ajoutant à celle des deux dernières semaines. Une hausse causée par la confirmation d’une baisse de la production mondiale, pourtant déjà annoncée par le CIC (voir notre dernière chronique) et toujours l’espoir de bonnes exportations, entretenus par le rapport euro-dollar et consolidés par les niveaux de certificats accordés par Bruxelles. La détente est intervenue dès l’ouverture d’Euronext lundi, alors que les cours avaient frôlé en fin de semaine, les plus hauts de 2007. Ce mardi 13, les cours se raffermissaient déjà (voir ci-contre) et au-delà de la volatilité immédiate, la campagne devrait demeurer marquée par la fermeté.

Marché physique : l’activité s’améliore en portuaire

Le marché physique a atténué les mouvements brutaux du marché à terme, mais il s’affiche aussi dans la fermeté, avec une activité qui s’améliore en portuaire bien que se trouvant limitée par le peu d’écho chez les vendeurs. De même, pour l’orge fourragère, les fabricants d’aliments du bétail (Fab) manifestent de l’intérêt, mais l’écart entre les prix acheteurs et vendeurs empêchent la réalisation de gros volumes. Le maïs reste le choix préféré des Fab bien que les organismes stockeurs (OS) ne sont guère à la vente, espérant une évolution haussière des prix en raison de la demande probable à venir de la part du marché communautaire.

Récolte mondiale : l’USDA révise ses estimations à la baisse

L’USDA a donc revu en baisse de 1,6 Mt, à 651,4 Mt, ses estimations de production mondiale de blé, par rapport à celles d’octobre, soit quelque 45 Mt de moins que l’an dernier, récolte d’exception. Cette baisse des estimations de production, d’un mois sur l’autre, est imputable essentiellement à l’Australie : 21 Mt contre 23 Mt. Les autres origines ne sont pas réduites, l’UE étant même créditée d’une légère augmentation de 300 000 t, à 131,8 Mt. Cette baisse de récolte ne serait pas suivie par les stocks dont l’estimation est réévaluée de 1,2 Mt, à 174,2 Mt, par le jeu d’une réduction de la consommation passant de 678,2 Mt à 675,1 Mt. Les prévisions pour le maïs n’ont pas été notablement modifiées.
Pour ce qui est des prévisions françaises, la note du ministère de l’Agriculture, publiée le 12 novembre, ne modifie pas notablement les estimations d’octobre. La récolte de blé est consolidée à 35,9 Mt, celle d’orge, élevée, à 11,3 Mt et celle de maïs grains augmentée de 110 000 t, à 15,23 Mt ; prévision inférieure à celle de l’AGPM, 15,7 Mt.

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