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Privatisation

Après les fruits et légumes et les agneaux, dès demain la filière laitière entrera dans une relation plus contractuelle avec l’industrie. Cet été ce sera au tour de l’alimentation animale de mieux s’organiser avec les collecteurs de céréales. Encore un petit effort et le ministre de l’Agriculture (d’ores et déjà très occupé par le projet UMP 2012) pourra se reposer sur le terrain agricole français. Le syndicat majoritaire parle de privatisation du secteur.
« Les éleveurs doivent se préparer à ce tournant dans notre histoire laitière. La mise en place des contrats écrits ne résoudra pas tous les problèmes, et en particulier, nous le répétons, ce ne seront pas les contrats qui permettront une garantie de prix sur le long terme. En revanche, ils deviennent nécessaires, dans un monde qui se privatise », écrit Henri Brichart, président de la Fédération nationale des producteurs de lait dans une lettre ouverte aux producteurs laitiers. Xavier Beulin déclare pour sa part à nos confrères d’Agra Presse : « On rentre dans une période où on a beaucoup plus de chances d’avoir des succès sur la valorisation des métiers, des produits que par les aides qui viendront compenser des crises ». Face au déficit public français qui frise les 8 % et un taux de chômage à plus de 10 %, le président de la FNSEA estime qu’il n’est plus raisonnable de « rêver sur les finances publiques ». Le combat doit plutôt se mener à Bruxelles (où soit dit en passant, les finances non extensibles sont déjà largement sollicitées). Sans doute de nombreuses petites exploitations, pas assez compétitives, ne survivront-elles pas à ce tournant de la politique agricole. L’aménagement du territoire en subira les conséquences. Le contribuable sera moins sollicité mais quel effet aura à terme la baisse des soutiens à l’agriculture sur le budget des ménages ?

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