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[Edito] Préparer le modèle d’après

D’ici quelques semaines si tout va bien, la vie devrait reprendre un cours plus normal. C’est le bon moment pour tirer les leçons de cette crise majeure liée au Covid-19. Dans nos vies personnelles : acheter différemment, continuer à cuisiner, préserver les moments en famille… Mais aussi dans le monde professionnel. La crise met à rude épreuve les modèles économiques des entreprises : une sorte de crash test géant. Les plus résilients s’en trouveront renforcés. Les autres, ayant encore de la ressource, ne doivent pas attendre la prochaine crise pour repenser leur modèle. Le coronavirus remet en cause la gestion des risques et la façon de voir la matrice probabilité/impact, rapporte Deloitte. « En se concentrant sur le probable, l’approche classique du risque sous-pondère le théoriquement très improbable mais extrêmement disruptif. Trop concentrés sur les battements d’ailes des cygnes blancs, nous n’avions pas préparé l’irruption d’un cygne noir », avance le cabinet. Bernard Gaud, expert agroalimentaire à Auris Finance, explique par exemple dans ces colonnes qu’il serait bon de revoir l’appréciation financière des stocks. Le modèle de flux tendu, tant loué par les banques, commissaires aux comptes et autres conseillers financiers a atteint ses limites, démontre-t-il. Le bon niveau de stocks de matières premières, pièces de rechange pour les machines, emballages, étiquettes est à repenser. La dépendance de l’entreprise au commerce international doit aussi être relativisée, l’importance d’une part d’approvisionnement local prenant de plus en plus de sens. Sans parler des débouchés dont la variété peut s’avérer judicieuse et salvatrice, comme nous le confiait récemment le groupe Agrial. Chaque entreprise devra aussi questionner son modèle digital, le commerce électronique ayant fait une percée incontestable pendant le confinement et ne devant pas retomber de sitôt. Le tout sans oublier le facteur humain, à mettre au cœur des priorités, comme l’a rappelé cette crise. Toute évolution de modèle ne devra pas se faire au détriment du bien-être et de la santé des salariés.

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