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Premiers pas parisiens pour la charte F&L et société

Lancée au mois de juin par Interfel, la charte Fruits, légumes et société fait ses premiers pas dans la capitale. Trois écoles du XIIIe arrondissement de Paris ont adhéré à la démarche, et distribuent depuis le 28 novembre un fruit lors de la récréation de 10 heures, une collation bien plus équilibrée que le lait ou les biscuits habituellement glissés dans le cartable par les parents.

Après deux mois de rodage, l'opération a été officiellement présentée hier par le député PS Jean-Marie Le Guen. « Il faut se réapproprier une part de l'alimentation qui est en train de se marginaliser, notamment pour les couches défavorisées de la population » a justifié l'élu, qui est aussi, médecin et président du groupe d'études sur l'obésité de l'Assemblée Nationale. Les lundi, mardi, jeudi et vendredi, les fruits sont distribués aux enfants, un mécanisme rendu possible par le partenariat entre les établissements concernés, Interfel, et deux autres intervenants situés au cœur du quartier : les supermarchés Tang Frères et la mutuelle la Tutélaire.

3 000 fruits livrés par semaine

Ce partenariat avec le distributeur asiatique a fait grincer quelques dents, mais « l'essentiel est que les fruits soient disponibles dans les écoles» juge Interfel, avec plus de 3 000 fruits livrés par semaine pour l'ensemble des élèves. La localisation géographique de cette expérience n'a pas été fixée au hasard. Plutôt populaire, le XIIIe arrondissement de la capitale regroupe des populations en partie défavorisées, qui délaissent les fruits et légumes.

L'occasion est donc bonne pour leur remettre le pied à l'étrier. « L'expérience est un prototype, mais elle a vocation à se développer. À terme, il va falloir mettre en place des circuits courts d'approvisionnement en fruits et légumes » a déclaré Jean-Marie Le Guen. À la rentrée prochaine, la distribution se fera grâce à un dispositif financier dédié, ce qui n'est pas encore le cas aujourd'hui. Il est également prévu son extension vers d'autres établissements, ce qui viendrait à augmenter le nombre de signataires de la charte Fruits, légumes et société d'Interfel, aujourd'hui paraphée par plus de 200 élus.

Dans son plaidoyer pro fruits et légumes, le député de Paris a annoncé être en faveur d'une TVA à taux 0 pour ces productions. La piste est d'ores et déjà étudiée par Interfel en collaboration avec la DGAL (Direction générale de l'alimentation), mais à l'image de la restauration, la baisse de la TVA pour les F&L (aujourd'hui fixée à 5,5 %) semble difficile à faire passer en ce moment. Quoi qu'il en soit, la distribution de fruits en milieu scolaire est d'actualité, puisque le ministre de l'Agriculture a prévu d'en faire de même ce vendredi, à l'occasion du congrès de la Fédération nationale des producteurs de fruits.

Rédaction Réussir

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