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Premier conseil à l’office de l’Élevage

L’inquiétude persistante pour la filière volaille, et les interrogations quant à l’issue incertaine des prochaines négociations à l’OMC étaient au centre des préoccupations du premier conseil de direction de l’année du nouvel Office de l’Élevage

Le premier conseil de direction de l’année du nouvel Office de l’élevage a donné lieu a un bilan succin de la situation économique des filières viandes par son directeur, Yves Berger.

Pour les gros bovins, la baisse sensible de l’offre en 2005 et une demande assez dynamique ont entraîné une hausse 8,1 % du prix moyen. Celui-ci avait déjà progressé de 7,8 % en 2004. En 2006, on pourrait assister à une stabilisation du nombre de vaches, c’est-à-dire à l’arrêt temporaire de la diminution du cheptel de vaches, notamment allaitantes.

En porc, la production s’est stabilisée, et les prix se sont tenus grâce à un bon équilibre de marché et à la maîtrise de la production nationale. Le bilan est nettement positif pour les éleveurs grâce à une baisse de 12 à 15% du prix de l’aliment, et à l’utilisation plus importante de céréales, meilleur marché cette année, qui ont très sensiblement fait baisser les coûts de production.

Inquiétude tenace pour les volailles

Sous les feux de l’actualité, le secteur volaille pour lequel « la crise a commencé» a plus mobilisé l’attention. La filière, dont la consommation avait déjà entamé un mouvement de recul avant la médiatisation de l’épidémie, attend maintenant avec anxiété qu’un premier cas de grippe soit découvert au sein de l’UE...

Même si l’on ne peut que juger « complètement surréaliste» la réaction des consommateurs, force est de constater que dans les périodes de fort relais médiatique, la consommation de volaille a chuté de 15 à 20 %.

Pour Yves Berger, le phénomène est comparable à celui de la crise de l’ESB, alors que dans ce cas, il y avait effectivement des animaux malades en France. C’est aussi « la première fois que la France prend des mesures non recommandées par l’AFSSA»... Les professionnels commencent d’ores et déjà à évoquer la mise en place d’un nouveau plan de cessation de bâtiments, et déplorent l’aide minime qui est pour l’instant prévue par les pouvoirs publics.

Ceci ne vient pas arranger les affaires d’une filière dont la production est en recul depuis plusieurs années, et qui devrait encore reculer de 1,5 % en 2006. Sans oublier la dégradation ininterrompue de la balance commerciale depuis 1998...

Bouleversements attendus à l’OMC

L’autre grand sujet de préoccupations des filières carnées sont les prochaines négociations à l’OMC, alors que l’échéance du 30 avril se rapproche à grands pas.

Les opérateurs sont conscients que la signature d’un accord à l’OMC en 2006 aura des conséquences non négligeables sur l’équilibre des marchés communautaires des viandes et l’organisation des filières animales européennes.

Il faut trouver rapidement, en interne, des solutions pour favoriser la consommation de viandes d’origine française et européenne.

Yves Berger souligne d’ailleurs que les conditions économiques sont tellement différentes avec certains pays tiers, notamment en ce qui concerne la volaille et le porc, que sur ce plan rien ne pourra permettre d’empêcher les importations... Pour l’instant, les opérateurs espèrent que le système des restitutions se maintiendra jusqu’en 2013, même si certaines filières, comme le porc, montrent déjà qu’il est très souvent possible de faire sans...

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