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Poursuite générale de la baisse

Plusieurs raisons sont évoquées : des perspectives de récolte plus optimistes grâce à l’amélioration des conditions météorologiques aux Etats-Unis et dans l’Est de l’UE, mais aussi les prévisions pessimistes de la banque mondiale et le décrochage des prix du pétrole.

Période du 17 au 23 juin. Le marché a continué de se développer dans le contexte baissier indiqué dans notre commentaire de jeudi dernier. Les fondamentaux sont facteurs de baisse : perspectives de récolte plus optimistes grâce à l’amélioration des conditions météorologiques aux Etats-Unis (permettant de rattraper le retard de la moisson de blé d’hiver) mais aussi dans l’Est de l’UE, en Hongrie tout particulièrement où l’on constate le retour appréciable de la pluie sur les cultures de maïs. A cela s’ajoutent des facteurs économiques extérieurs baissiers, comme les prévisions pessimistes de la banque mondiale et le décrochage des prix du pétrole. Ces facteurs extérieurs incitent les fonds à liquider leurs positions longues et Chicago a encore ouvert en baisse mardi, confirmant la tendance de ces jours derniers (voir par ailleurs).

Les premières orges sont rentrées

La pression habituelle des prochaines rentrées de moisson (les premières déjà réalisées en orge d’hiver sont satisfaisantes) s’exerce de plus en plus, en particulier sur le marché français où une nouvelle récolte qui s’annonce copieuse bien qu’assez éloignée de celle de l’an dernier, exceptionnelle, va au-devant de stocks importants. Les ventes de dégagement de l’ancienne récolte se font sur des cours en baisse pour le blé et surtout pour l’orge ; et le maïs, bien que sa récolte ne soit pas aussi proche, se trouve aussi entraîné dans la spirale baissière des céréales à paille. On trouvera dans les colonnes ci-contre les valeurs en fin de matinée mardi 23, mais on notera déjà que, depuis le 17 juin, le blé tendre a perdu 5 € en dégagement, l’orge fourragère 3 € – mais à partir d’un prix bas – et que le maïs a cessé de faire de la résistance, abandonnant 7 à 8 € en une semaine.

On attendait avec intérêt les résultats de l’appel d’offres égyptien, pour 150 000 t, car les offres françaises étaient concurrentielles et les chargements russes connaissent des difficultés qualitatives vis-à-vis des importateurs égyptiens. Mais l’Egypte a annulé son appel d’offres, laissant tous les fournisseurs potentiels sur leur faim. Néanmoins, sur cette campagne, l’activité à l’exportation de blé ne se dément pas avec, rappelons-le, encore 476 300 t de certificats attribués la semaine dernière dont 176 200 pour la France. La préoccupation principale vient des objectifs réalisables en 2009-2010, car il ne faudra pas compter sur le marché intérieur pour augmenter les débouchés ; les chiffres de production d’aliments du bétail ont en effet poursuivi leur régression en avril (voir notre édition quotidienne de mardi).

En ce qui concerne le maïs, les offres de l’Est reviennent sur le marché communautaire, mais l’AGPM considère que le potentiel des cultures de l’Est européen sera entamé et que, par ailleurs, la faible récolte de céréales à paille prévue en Espagne devrait favoriser l’accès du maïs français à ce marché.

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