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Porc : retour au dessus de l’euro...

Après de longues semaines de surproduction, la tendance semble s’être soudainement inversée depuis la fin janvier. L’approvisionnement des abattoirs est tendu, et les prix remontent. Le cours 54 TVM a enfin dépassé le stade de l’euro jeudi dernier. 

Le cours du porc a enfin entamé une tendance haussière depuis la fin du mois de janvier.

Jeudi dernier, il est finalement repassé au-dessus du seuil de l’euro, pour s’établir à 1,034 euro/kg. Le marché en production est actuellement très fluide. La semaine dernière, même si le niveau d’abattage est particulièrement faible (385 000 porcs environ, soit le plus bas niveau depuis septembre), le poids de carcasse a continué de baisser (il se situe maintenant à 91 kg environ), ce qui démontre la bonne fluidité du marché.

Selon le MPB, les annonces pour les jours à venir sont très modérées, alors que le calendrier ne permet pas d’affirmer que la réduction de l’offre soit déjà la conséquence de la canicule.

En découpe, la demande est bonne, malgré le début des vacances d’hiver. Les prix sont eux aussi en nette progression. L’épaule et la longe ont connu une réévaluation importante, ce qui est certainement un effet positif des restitutions qui se prolongeront jusqu’à la fin du mois d’avril. Le jambon suit la tendance, de façon moins marquée.

Pourtant, si l’on se fie aux derniers chiffres Sécodip, la consommation ne semble pas vouloir reprendre. Le mois de janvier a été très actif par rapport aux périodes précédentes, mais la consommation des ménages aurait reculé de 9 % par rapport à la même période en 2003 (les prix étaient quant à eux en progression de 4,5 % par rapport à janvier 2003). En cumul annuel mobile (sur les 52 dernières semaines, jusqu’au 25 janvier), la consommation de porc frais est en baisse de 5,8 %, et celle de jambon de 2,1 %.

Menaces sur le marché russe

La Fédération de Russie menace de fermer ses frontières au 1er mai 2004 si l’UE est incapable à cette date de fournir un certificat sanitaire unique pour l’ensemble des pays adhérents, ce qui semble difficile aujourd’hui à obtenir…

Cette mesure viendrait en contre-coup de la mise en place de quotas d’importation (particulièrement pour les céréales) pour les produits russes traditionnellement destinés aux PECO qui entreront à cette période dans l’UE, et qui entraîneraient un manque à gagner très important pour la Russie.

Des discussions entre la Russie et l’UE se sont tenues en toute fin de semaine dernière en Russie, et elles devraient se prolonger dans les semaines à venir. Il faut maintenant espérer qu’elles aboutiront à un accord de meilleur augure. En 2003, les exportations vers la Russie ont représenté 11 % des échanges français avec les pays tiers (9 800 tec), mais beaucoup d’exportateurs espèrent encore reconquérir des parts sur ce marché qui représentait en 107 800 tec en 1999… Au niveau de l’UE, 281 000 tec de viandes ont été expédiées vers la Russie en 2002, selon l’Ofival.

Hausse prévue du prix du vif en 2004

Le bilan annuel de l’Ofival -établi avant l’épidémie de grippe aviaire qui pourrait ouvrir de nouvelles perspectives d’exportation - prévoyait une hausse de cours à partir de mars. Cette hausse serait plus ou moins significative selon l’importance du repli de la production. En France le repli est estimé à 0,7 % et devrait être plus marqué au 2e trimestre. Pour toute l’UE, il devrait se situer à - 1 % environ. Il sera atténué par la remise sur le marché d’une partie de quantités stockées (93 076 t jusqu’au 29 janvier, dont 67 354 t pour une durée de 6 mois) en début d’année.

Rédaction Réussir

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