Aller au contenu principal

Porc : la hausse du poids moyen dans l’UE pourrait ralentir

Quelles sont les tendances sur le marché de porc de l'Union européenne sur dix ans ?
© Claudine Gérard

Le poids moyen des carcasses dans l’UE tend à augmenter au fil des années, passant d’un poids moyen de 90,8 kg en 2015 à 93,6 kg en 2020, rappelle l’Institut du porc (l’ifip). Si depuis vingt ans la tendance haussière s’observe dans la plupart des pays de l'Union, avec un gain annuel moyen de près de 400 grammes, il varie selon la demande et les habitudes culturelles de chaque pays.  

En 2020, le poids moyen aura augmenté plus fortement que d’habitude, en raison de la pandémie de la covid-19. "A partir du mois de mai, les capacités d’abattage ont été progressivement et temporairement réduites ou interrompues (contamination des employés, introduction de la distanciation), entraînant une baisse de l’activité des abattoirs.” relate l’Ifip.   

L’alourdissement des carcasses devraient se poursuivre, notamment grâce aux gains de rentabilités dans les élevages, l’amélioration des performances (génétique et technique) et le gain de productivité des industries de la viande. Toutefois, la demande des abattoirs, la baisse de la production allemande et l’importance croissante des mâles entiers dans l’UE pourraient ralentir. 

En effet, les grilles de paiement des carcasses orientent le poids en fonction des besoins sur le marché intérieur ou à l’export. De plus, l’Allemagne qui produit des porcs bien plus lourds que l’Espagne, avec un écart de 8 kg en moyenne, continue de voir sa production s’éroder. De quoi ralentir la tendance haussière dans les prochaines années. Le développement de la production de mâles entiers en Europe devrait aussi ralentir la production de porcs plus lourds. En France, avec l’interdiction de la castration à vif à compter de 2022, plusieurs éleveurs pourraient renoncer à la castration. A noter que les porcs non castrés sont généralement plus légers que les standards. Toutefois, selon les données d’Uniporc, l’incidence de mâles entiers ne se traduit pas encore par un recul du poids des carcasses. 

Les plus lus

Œufs : le bond des importations européennes vient d’Ukraine, mais aussi de Turquie

L’évolution des prix des œufs français, au 19 décembre 2025, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie trois fois par…

María Marta Rebizo
Agriculture : Que pensent les exportateurs du Mercosur du report de l’accord ?

Les Marchés a recueilli les réactions à chaud des porte-voix des agriculteurs du Brésil et de l’Argentine à l’annonce du…

14,7 millions de tonnes de poulet sur le marché mondial en 2026, l'USDA prévoit un nouveau record

Le marché mondial de la volaille devrait poursuivre sa croissance en 2026. La production de poulet atteindrait des niveaux…

Anvol analyse volailles
Poulet : la hausse de 3,7 % de la production française ne suffit pas pour répondre à la demande

La consommation de volailles, et en particulier de poulet, poursuit sa progression amorcée depuis plusieurs années. Les achats…

Dinde en élevage
« La production de dinde est stable en 2025, c’est une bonne nouvelle »

Après plusieurs années de recul, la filière dinde semble retrouver de la stabilité dans les abattages en France. Malgré une…

Les prix des œufs arrêtent leur progression en Europe avant les fêtes

L’évolution des prix des œufs français, au 12 décembre 2025, expliquée par le journal Les Marchés, qui publie trois fois…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio