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Porc : bâtiments conformes, mais terrains trop rares

Les éleveurs de porcs ont amélioré l’état de leurs bâtiments lors du premier PMPOA. Mais, ils ne disposent pas plus qu’avant des surfaces nécessaires à l’épandage.

L’enquête réalisée par le Scees en 2001 auprès des éleveurs porcins illustre les réussites du premier plan de maîtrise des pollutions d’origine agricole, mais aussi les progrès à poursuivre pour protéger l’environnement. Les exploitations mises aux normes disposent le plus souvent de fosses à lisier aptes à conserver quatre mois de déjections. Leur aire de stockage du fumier est le plus souvent suffisante au regard de leurs maigres besoins. Ces éleveurs gèrent de façon satisfaisante l’écoulement des eaux pluviales comme celles des aires d’exercice. Mais, l’amélioration de l’état de leurs bâtiments ne garantit en rien un épandage des déjections porcines sans danger pour l’environnement. Disposant des plus gros cheptels, les éleveurs relevant d’un PMPOA ont un fort besoin d’accéder à des terrains extérieurs à leur exploitation.

En 2001, près de 29 % des éleveurs d’au moins 20 porcs ou 5 truies mères ont achevé les travaux de leur PMPOA. Ils regroupent 44 % du cheptel. Les capacités de stockage des déjections sont suffisantes chez un grand nombre de producteurs. Ils sont 90 % à disposer d’au moins 4 mois d’autonomie parmi ceux ayant achevé leur plan, et plus de 80 % chez les autres éleveurs. Les eaux de lavage des aires d’exercice sont en moyenne neuf fois sur dix récupérées dans une fosse à lisier. Les plus gros élevages le font presque systématiquement. Le stockage du fumier ne pose guère de difficultés. D’abord parce que ce mélange de déjections et de paille se fait rare. En 2001, l’élevage sur paille ne représente plus que 12 % des places destinées aux porcelets en post-sevrage et 6 % pour les porcs en engraissement.

Des élevages en quête d’espace

S’ils facilitent le stockage, les travaux engagés dans le cadre d’un PMPOA ne répondent pas à la question de l’épandage. Les élevages ayant achevé leurs travaux sont pourtant les plus demandeurs d’espace. Ils abritent en moyenne 18 porcs par hectare de superficie agricole en 2001, soit l’équivalent de 125 kg d’azote rejetés par an et par hectare pour les seuls porcins. Les autres élevages sont dans une situation à peine meilleure avec 15 animaux par hectare pour les producteurs dont les travaux sont en cours ou prévus.

Faute de terrains, une grosse moitié des élevages ayant achevé leur PMPOA livrent du lisier en dehors de leur exploitation en 2001. Ces exploitants hébergent en moyenne plus de 30 porcs à l’hectare. L’exportation de lisier est moins fréquente chez les éleveurs qui n’ont pas achevé leur PMPOA. Conséquence de la taille des élevages, les volumes livrés sont importants. Ils atteignent une moyenne de 1 500 m3 par an et par exploitation dans les unités qui ont commencé ou achevé un PMPOA. Ils sont de moindre ampleur chez les autres producteurs, variant de 900 à 1 100 m3 par an chez les autres catégories d’éleveur. Leur PMPOA achevé, les éleveurs de porcs cèdent ou vendent leurs effluents en moyenne à trois exploitations. Près de 13 % livrent les déjections à proximité de leur élevage. Ils sont sept sur dix à épandre à moins de 5 kilomètres de leur exploitation.

Rédaction Réussir

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