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Pomme de terre : situation contrastée

Le bon courant d’export se confirme. Mais la baisse de consommation aussi.

Le bilan des exportations de pommes de terre de consommation en décembre 2005, que vient d’établir le CNIPT, confirme la bonne orientation de ce compartiment de l’activité commerciale du secteur, les sorties atteignant pour le seul mois de décembre 161 200 tonnes et 425 800 tonnes pour la période août à décembre 2005, soit 5 mois de campagne. On est encore loin du record de 2003-2004, avec près de 536 000 tonnes, mais il est généralement convenu de ne pas tenir compte des chiffres exceptionnels de la dite campagne, totalement atypique.

En revanche, la comparaison avec 2002-2003 (qui affichait sur 5 mois 315 500 tonnes) permet de mesurer le chemin parcouru. La comparaison avec la dernière campagne fait apparaître une augmentation des sorties de l’ordre de 40 000 tonnes, résultat d’autant plus appréciable que notre traditionnel deuxième plus gros client, l’Italie, n’a pas encore rattrapé son rythme d’achats habituel de tubercules français, pour des raisons que nous avons déjà expliquées et dont on peut espérer qu’elles s’estomperont au fur et à mesure de l’avancement de la saison. Après cinq mois de campagne, l’Italie nous a acheté 73 700 tonnes de pommes de terre de conservation contre 100 900 tonnes la précédente campagne.

Les achats en baisse de 2,2 % au 2 e semestre

Sur la période d’août à décembre 2005. Elle cède ainsi sa place de second au Portugal qui affiche une véritable flambée avec 78 400 tonnes contre 32 300 en 2004-2005, la grande sécheresse subie par ce partenaire expliquant en grande partie l’accroissement spectaculaire de ses achats. Quant à l’Espagne qui avait pris un léger retard en début de campagne, elle l’a largement comblé et consolide sa première place avec 167 000 tonnes contre moins de 150 000 à l’issue du mois de décembre 2004. Sur le Nord de l’UE, la Belgique reste notre premier acheteur avec 54 000 tonnes sur cette période contre 39 400 l’année précédente.

Si notre marché extérieur se montre très satisfaisant, il n’en est pas de même sur l’intérieur. Le panel achats des ménages réalisé par Secodip pour le compte du CNIPT, révèle pour la période du 11 juillet 2005 au 29 janvier 2006, une baisse de ces achats de 2,2 % sur la même période de 2004-2005. Ce sont les supermarchés, avec - 9,9 % qui accusent la plus forte baisse, alors les hypermarchés gagnent 4,5 %. Durant cette période, les prix de détail sont pourtant restés inférieurs à ceux de l’année précédente : moyenne de 0,55 euro pour les variétés courantes, contre 0,61 un an plus tôt et 0,85 contre 0,91 pour les variétés à chair ferme.

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