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Pois : y a-t-il un espoir de relance ?

L'interprofession se prononce en faveur d'une communication sur les atouts du pois protéagineux.

La récolte de pois protéagineux 2005 accuse un recul de quelque 20 % par rapport à la précédente et de près de 22 % sous la moyenne quinquennale 2000-2004.

Ces estimations du SCEES sont confirmées par la note commune UNIP-Arvalis d'analyse de la campagne de protéagineux 2004-2005 qui fixe le chiffre provisoire de la dernière récolte à 1 355 000 tonnes. Cette dégringolade est la conséquence de l'effondrement des rendements pour raisons climatiques exceptionnellement défavorables. Elles ont particulièrement affecté les pois de printemps dans le secteur Nord, surpris en pleine floraison par la canicule de juin. Le rendement moyen national tombe de 49 q/ha pour la moyenne 1997-2004 à 41,5 q cette année, le chiffre le plus bas depuis 2001.

Les régions traditionnelles ont été le plus touchées avec une perte moyenne de 11 q pour les le secteur Nord, Champagne, Picardie, Ile de France, alors que le « Sud » a bien résisté. Gérard Debaene, président de l'UNIP, met l'accent sur le caractère conjoncturel de la chute de production, mais l'évolution de cette culture est néanmoins préoccupante si l'on considère celle des surfaces qui lui sont consacrées : 363 000 ha en 2003-2004, 354 000 en 2004-2005, 326 000 en 2005-2006. Pour enrayer cette tendance, l'interprofession se prononce donc en faveur d'une communication sur les atouts de cette culture. Atouts techniques en matière de diversification de l'assolement de rotations des cultures et de complémentarité des protéagineux avec les céréales et les oléagineux.

Le marché de l'alimentation animale est donc ouvert aux pois, mais la modicité de la production ne permet pas d'assurer un approvisionnement régulier des usines. Autre argument, la régularité des prix, du moins sur le marché de l'alimentation animale, celui de la consommation humaine (pois jaunes) étant plus aléatoire bien que parfois très valorisant. Il faut aussi considérer le bonus que constitue les compléments d'aide spécifique dont bénéficient les protéagineux et qui se monte à 55,57 euros/ha.

La féverole en renfort

L'UNIP et Arvalis travaillent aussi à un programme de préconisations de choix techniques selon les régions et les systèmes de cultures. Enfin, après une période de stagnation (aucune nouvelle variété depuis 1997), quatre nouvelles variétés sensiblement plus performantes ont été inscrites fin 2004. Tous ces arguments parviendront-ils à relancer cette production chez les producteurs déçus par la mauvaise récolte 2005 ?

Sinon, les responsables de la profession espèrent trouver dans la féverole une compensation, du moins partielle au retrait des pois. Pour la première fois, les surfaces consacrées à cette plante ont dépassé cette année la barre des 100 000 hectares (105 000) contre 81 000 l'an dernier. Moins pénalisées que le pois par la canicule, la féverole a assuré de bons résultats économiques dans le Nord tandis qu'elle prenait la place de premier fournisseur du marché égyptien pour la consommation humaine avec 200 000 tonnes exportées au cours de la campagne, vers cette destination.

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