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Phénofinlait ouvre la voie à une sélection génomique sur la composition fine du lait


L
'ensemble des acteurs des filières laitières bovine, ovine et caprine dont le Cniel, l'Institut de l'élevage, France génétique élevage (FGE) et l'Inra, ont investi 4 millions d'euros dans un important programme de recherches conduit pendant 5 ans : Phénofinlait. Le financement a été assuré par des fonds professionnels, interprofessionnels et publics. Les résultats de ces recherches ont été rendus publics le 28 novembre lors d'une journée qui a rassemblé 200 personnes, professionnels, chercheurs et techniciens.
L'objectif Phénofinlait était d'étudier finement la composition du lait, notamment des acides gras ainsi que de six lactoprotéines majeures. Et aussi de mesurer les effets des conditions d'élevage et de la génétique sur cette composition.
UNE MÉTHODE D'ANALYSE

Ce programme de recherches a abouti à la mise au point d'une méthode d'analyse rapide des acides gras et des protéines du lait, utilisable à grande échelle et en routine par tous les laboratoires d'analyse. Et ce, grâce au développement d'équations d'estimation de la composition fine du lait à partir de la spectrométrie moyen infrarouge (MIR). La robustesse de ces mesures a été testée par rapport aux méthodes de référence avec succès. Ainsi, il est désormais possible d'estimer par cette analyse entre 10 et 25 acides gras ou groupes d'acides gras et entre 4 à 6 protéines ou groupes de protéines avec une bonne fiabilité. Le programme a également permis d'élaborer une méthode de référence ultrarésolutive pour l'analyse de la fraction protéique du lait.

UNE BASE DE DONNÉES

Et ce n'est là que la partie submergée de l'Iceberg. Phénofinlait, c'est aussi 20 000 échantillons aujourd'hui congelés provenant de femelles laitières vaches, brebis, chèvres réparties dans plus de 1 500 élevages dont 70 en agriculture biologique, localisés dans 26 départements constituant de fait une base de données exceptionnelle. Sans surprise, Phénofinlait a confirmé l'influence de l'alimentation des femelles laitières sur la composition du lait et notamment sur la teneur en acides gras insaturés. Enfin, alors qu'entre 15 et 45 % des différences entre les laits seraient d'origine génétique, le programme ouvre la voie à une sélection génomique sur la composition fine du lait.
À terme, la base de données constituée pourra être mobilisée pour des études sur les teneurs en minéraux et notamment en calcium, en lactose, sur la structure de la matière grasse ou encore sur des indicateurs de l'état de santé de l'animal. Reste à valoriser les nouvelles connaissances acquises.
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