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« Perturbateurs endocriniens : les IAA ont un rôle à jouer »



Nadine Lauverjat, Chargée de mission, Générations futures.

LMH : Pourquoi avoir manifesté le 25 mars devant le supermarché Auchan de Bagnolet lors de la semaine pour les alternatives aux pesticides ?

Nadine Lauverjat : L'idée n'était pas de cibler une enseigne. On interpelle l'ensemble des distributeurs pour les inciter à utiliser des produits qui ne contiennent pas de perturbateurs endocriniens (PE). Les PE posent beaucoup de questions, car selon des scientifiques il n'y aurait pas d'effets seuil, d'où leurs dangers pour les femmes enceintes et les jeunes enfants. On a publié deux rapports sur les fraises et les céréales montrant qu'elles contenaient de nombreux PE. D'où l'idée de cette campagne avec d'autres associations. On a envoyé des cartes aux ministères concernés, aux industries agroalimentaires et aux industriels. Ils ont un rôle à jouer. Aujourd'hui, des chercheurs ont établi des listes de pesticides perturbateurs endocriniens. Au niveau de l'Europe, il était prévu de définir officiellement ce que sont ces PE. Mais la démarche a pris beaucoup de retard. D'ailleurs, Bruxelles a reçu une lettre de la Suède qui souhaiterait qu'on avance sur le sujet.

LMH : Quelles suites allez-vous donner ?

N. L. : On attend toujours le retour d'Auchan. On va continuer à faire pression, publier des rapports. On va interpeller le gouvernement. François Hollande a dit que la santé serait prioritaire pour lui, on dit chiche !

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