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Pernod Ricard poursuit sa montée en gamme

Même si, depuis l’été 2008, les marques haut de gamme progressent moins vite que les produits basiques, le n° 2 mondial des vins et spiritueux affirme que sa stratégie de « premiumisation » reste intacte.
Malgré la crise, Pernod Ricard a dégagé plus d’un milliard d’euros de profit sur l’exercice 2008-2009. « Il s’agit du plus gros profit réalisé par le groupe », s’est félicité Pierre Pringuet, directeur général de Pernod Ricard, lors de la présentation des résultats annuels il y a quelques jours. Une performance obtenue grâce à un taux de marge opérationnelle en hausse, de 23,1 % à 25,6 %. « Cette progression démontre tout l’apport d’Absolut (ndlr : marque de vodka acquise en juillet 2008) dans le groupe », a expliqué Pierre Pringuet à l’adresse des financiers, nombreux à estimer que cette opération a coûté trop cher au groupe. Rappelons que Pernod Ricard a déboursé un peu plus de 5,5 millions de tonnes pour acheter Vin & Sprit. Un an après, sa dette dépasse les 10 milliards d’euros. Mais si on en croit les dirigeants du n° 2 mondial des vins et spiritueux, Absolut en valait la peine. La marque s’avère très profitable et correspond à la stratégie de montée en gamme de Pernod Ricard. Une politique que le groupe ne compte pas abandonner en dépit du contexte économique mondial. « Notre stratégie de « premiumisation » reste intacte. […] Même si, depuis l’été 2008, les marques Premium progressent moins vite que les produits d’entrée de gamme, nous sommes convaincus que la seule vraie tendance durable, dans le secteur des vins et spiritueux, est la montée en gamme », affirme Pierre Pringuet, qui gère l’activité opérationnelle du groupe depuis que Patrick Ricard a quitté ses fonctions de pdg pour ne garder que celle de président du conseil d’administration. Il annonce la poursuite de cette stratégie pour 2009-2010, même si « le moteur du prix sera moins dynamique qu’avant ». Traduction : Pernod Ricard ne devrait pas appliquer de hausses de prix supérieures à l’inflation pour l’année qui vient.
Mumm gagne du terrain en France
En 2008-2009, le groupe a enregistré de bonnes performances sur le marché français avec sa marque de champagne Mumm, acquise en 2005 avec le rachat d’Allied Domecq, et ce malgré une hausse de prix continue depuis 4 ans. Sur l’exercice, la marque a connu une baisse de 4 % de ses ventes en volume mais une augmentation de 3 % en valeur. « Nous sommes devenus leaders en valeur du marché français. Comme quoi, dans le champagne, avec des attributs de marque suffisants on peut gagner des parts de marché », souligne le dirigeant. À noter également, les bons résultats des marques Ballantine’s et Clan Campbell dans l’Hexagone.
Autres exemples de réussite de la stratégie du groupe : la marque de cognac Martell. Pour l’exercice précédent, elle a connu une forte progression en Asie (notamment en Chine) et a enregistré une hausse de 12 % de ses ventes (-⁠ 6 % en volume). Sur le marché du scotch-whisky, en baisse, Pernod-Ricard a par ailleurs vu ses ventes de Chivas 18 à 25 ans d’âge progresser de 2 %.

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