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Pêches et nectarines ont mauvaise mine

Alors que la poire d’été et la prune focalisent l’attention, pêches et nectarines sont entrées dans le mois d’août avec appréhension. Malgré un prix relativement bas, le dynamisme des ventes a permis jusqu’à la fin juillet un écoulement suffisant pour éviter les reports de stock, mais cette situation semble terminée. « Il y a un ralentissement depuis quelques jours » constate t-on à la FNPF (Fédération des producteurs de fruits). « Le week-end dernier, compte tenu des migrations dues aux vacances et des conditions météo défavorables, les écoulements ont été moindres. La situation est difficile, et elle peut basculer vers le fond très rapidement». Le problème des volumes se fait plus pressant, dans un contexte de prix bas, « plus faibles encore que l’année dernière ». La campagne de pêche-nectarines, plus longue que celle de la poire ou la prune, se joue sur la durée et permet d’accentuer les efforts de mise en avant jusqu’à mi-septembre.

Mais l’optimisme n’y est pas, avec des importations récurrentes en provenance d’Italie et d’Espagne beaucoup plus compétitives pour les distributeurs. Ce week-end, selon plusieurs relevés, les pêches premier prix étaient nombreuses à venir de l’autre côté des Pyrénées. Les producteurs français savent déjà qu’ils ne gagneront pas d’argent cette année, voire qu’ils en perdront.

Les relations entre la FNPF et la FCD (distributeurs), fréquentes en cette période de l’année, sont appelés à se tendre, certaines enseignes ne résistant pas à l’attrait des fruits étrangers proposés par certains grossistes.

Au rayon des solutions, on ne se bouscule guère. La solution du coefficient multiplicateur fait son chemin, mais se heurte au rejet de l’aval de la filière (grossistes, GMS et détaillants) qui pourrait tout simplement décider de boycotter les produits soutenus par le dispositif. La FNPF, qui a repoussé l’idée dudit coefficient pour la poire (la situation n’étant pas adaptée), l’a envisagé pour la prune. Mais « quelques points restent à éclaircir » confie t-on à la Fédération. Pour contourner le risque de boycott, la seule alternative serait de généraliser le coefficient multiplicateur à toutes les catégories de fruits et légumes, ce qui ne serait pas du goût de tout le monde.

Rédaction Réussir

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