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PdT : la France consolide ses marchés export

Le bilan 2004/2005 confirme la primauté de l’Espagne et de l’Italie et l’émergence du Royaume-Uni et de la Russie.

La campagne d’exportation de pommes de terre de conservation 2004-2005 clôture sur un chiffre tout à fait satisfaisant de 1,255 Mt. Si l’on excepte l’exceptionnel bilan de la précédente campagne (1,4 Mt), qui devait beaucoup à des raisons conjoncturelles (faiblesse des récoltes chez nos partenaires communautaires), la campagne 2004-2005 confirme la progression des courants d’exportations français qui représentent maintenant quelque 30 % de la production nationale et constituent un facteur majeur de l’équilibre de notre marché.

Les organisations professionnelles espéraient au début et en cours de campagne un résultat de l’ordre du million de tonnes, mais il apparaît que les fins de campagne d’exportation sont de plus en plus actives, les industriels de la transformation recourant plus fréquemment aux stocks de pommes de terre de conservation devant les difficultés de contracter en primeurs.

L’examen des débouchés confirme la primauté de l’Espagne parmi notre clientèle puisque, mis à part les 540 000 tonnes réalisées sur ce pays dans les conditions particulières de 2003-2004, les ventes à l’Espagne affichent une progression constante : 277 000 tonnes en 2001-2002, 358 000 en 2002-2003. et 451 000 en 2004-2005. L’élargissement du débouché portugais est notable puisque nos ventes s’y sont accrues même par rapport à la campagne 2003-2004, atteignant 102 000 tonnes contre 96 000, 63 000 tonnes en 2001-2002 et 52 000 en 2002-2003. L’Italie confirme sa deuxième place dans la hiérarchie de notre clientèle en réalisant 262 000 tonnes.

Travailler les pays tiers

Sur le Nord de la Communauté, la Belgique reste notre principal client avec 143 000 tonnes. Mais l’évolution la plus significative est sans doute celle du marché britannique qui s’élargit régulièrement, y compris par rapport à 2003-2004, avec 111 000 tonnes la dernière campagne contre 106 600 en 2003-2004-2004, 103 700 en 2002-2003 et 92 000 en 2001-2002. On peut voir dans cette progression la conséquence du phénomène de transfert des achats de l’industrie des primeurs vers la conservation décrit plus haut.

On notera aussi les 14 000 tonnes réalisées sur la Russie dont le meilleur score réalisé jusqu’ici était 4 800 tonnes en 2002-2003. Ce marché, comme celui des pays tiers en général (Afrique notamment) est activement travaillé par quelques exportateurs français qui se heurtent cependant à l’hégémonie hollandaise sur ces destinations.

Les ambitions françaises vers les pays tiers sont encore modestes, de l’ordre de 50 000 tonnes, pour des marchandises moins chères que pour l’U.E, en en favorisant le dégagement.

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