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PDT : la délicate maîtrise par la surface ?

Le récent congrès de l’UNPT avait fourni à Philippe Dequidt l’occasion d’enfoncer le clou sur la nécessité d’une maîtrise de la production par la réduction des surfaces, pour éviter des surcharges de marché et des chutes de prix. « La maîtrise de la production, c’est l’affaire de tous, en particulier des producteurs », déclarait-il, demandant qu’une ligne soit ajoutée pour la pomme de terre (hors féculerie) à la déclaration PAC des surfaces à partir de 2005. C’est chose faite. Il s’agit d’un premier pas important pour tirer cette production d’une opacité qu’illustrent des divergences d’estimations entre le SCEES et le CNIPT.

Néanmoins, maîtriser la production par les surfaces n’est pas facile dans ce secteur caractérisé par des fluctuations de rendement importantes. C’est beaucoup plus facile en matière de betteraves, aux rendements plus réguliers - ce qui permet à la CGB de donner avec succès ce genre de conseil. Le président Dequidt déclarait récemment, comme en forme de boutade, « qu’il ne faudrait pas qu’en demandant aux producteurs une baisse des superficies de 5 %, on obtienne une hausse de 2 %, chacun espérant que c’est le collègue qui fera l’effort». Le collègue, c’est peut-être le voisin immédiat, mais aussi le partenaire belge ou allemand. C’est pourquoi l’organisme professionnel européen, NEPG adresse aujourd’hui cette consigne à tous les producteurs du Nord-Ouest européen.

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