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Paul Prédault : la fin d’un feuilleton à rebondissements

Plus d’un an après un premier échec, le feuilleton de la vente de Paul Prédault semble se terminer. Vendredi, le pdg et fondateur de l’entreprise de charcuterie Paul Prédo a annoncé avoir cédé « directement et indirectement » 71,23 % du capital (soit la totalité des parts en sa possession) à Monique Piffaut. La propriétaire de William Saurin et de Garbit s’est portée acquéreuse des parts de M. Prédo via la société Agripole, qu’elle contrôle et dirige. Cette acquisition, conformément à un accord conclu au mois de juillet, a porté sur les 2,46 millions d’actions détenues par M. Prédo, vendues au prix unitaire de 6,364 euros, soit un total de 15,7 millions d’euros. Ce faisant, la valorisation du groupe atteint 22 millions d’euros. La prime est donc conséquente (de l’ordre de +45 % sur le cours de suspension de juillet) pour les actionnaires qui désespéraient d’obtenir des conditions de sortie aussi avantageuses que celles qui avaient initialement été prévues. Paul Prédo a annoncé qu’Agripole mettrait en place une « garantie de cours » et avait l’intention de lancer une offre publique de retrait suivie d’un retrait obligatoire si elle obtenait 95 % des droits de vote. L’occasion est belle pour les actionnaires de Paul Prédault de tirer les marrons du feu, étant donné l’instabilité du titre au cours de ces deux dernières années (passé de 1,75 à 6, puis 3, puis 4 euros). L’année dernière, la tentative de rachat, opérée dans les mêmes conditions, n’avait pu aller à son terme, Alain Prédo s’étant finalement retiré. L’opération actuelle n’est toutefois pas encore bouclée, mais devrait intervenir d’ici la fin de l’année après consultation des organes sociaux et aval des autorités de la concurrence.

Rédaction Réussir

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