Aller au contenu principal

Pas d'allègement des bilans mondiaux pour 2016/2017

Les marchés céréaliers ont commencé la semaine sur une note baissière, à l'exception du maïs qui confirme un fort retard de semis dans l'Hexagone, avec 27 % des surfaces ensemencées contre 88 % l'an dernier à la même époque.

Le CIC (Conseil international des céréales) a publié le 28 avril ses nouvelles projections pour la campagne 2016/2017, confirmant une progression des prévisions de production de blé pour cette prochaine campagne, à 717 Mt (713 prévues début avril). La consommation est rectifiée en légère baisse : 715 Mt contre 716, les échanges reconduits à 153 Mt et le stock augmenté de 7 Mt, à 718 Mt. La Commission européenne, pour sa part, prévoit une production de blé dans l'Union européenne pour la même campagne de 142,8 et un stock de report 2017 de 18,9 Mt. Ce serait une baisse de production sensible par rapport aux 151,3 Mt de cette année, mais le gros report de la fin de l'actuelle campagne ferait que les disponibilités à venir laisseraient un stock final de 18,3 Mt, très proche de celui de l'actuelle campagne (18,9 Mt). Dans le monde comme en Europe, les bilans à venir s'annoncent lourds. En ce qui concerne la France, les conséquences de la période de froid et d'humidité ne sont pas encore chiffrées officiellement, si ce n'est un recul des notations bonnes à très bonnes de Céré'obs à la date du 25 avril, de 88 % contre 91 % la semaine précédente. Ce qui n'a constitué qu'un faible soutien aux cours, stabilisés autour de 140/141 €, rendu Rouen, les primes sur le marché physique se maintenant à - 3 €, rendu Rouen. Euronext s'est même légèrement tassé sous la pression de la baisse du dollar, l'euro passant le cap des 1,15 $.

Le blé français reste néanmoins concurrentiel à l'export. La semaine dernière, les attributions de certificats d'exportation conservaient un bon rythme, notamment pour la France qui, avec 8,4 Mt attribuées depuis le début de la campagne, se maintient au niveau de l'an dernier, alors que pour l'ensemble de l'UE, le retard est encore de l'ordre de 2,5 Mt.

Blé dur : fermeté des cours

Le marché du blé dur est étroit mais ferme, à 250 € rendu port la Nouvelle. L'offre reste parcimonieuse mais la demande intérieure est suffisamment couverte. On note un courant de demande des pays tiers en prochaine récolte. Le marché de l'orge fourragère s'enferme dans le calme. En revanche, on observe un intérêt acheteur sur la prochaine récolte en orge de brasserie, les chargements en récolte 2016 se poursuivant en direction de la Chine et du Maroc. En maïs, le CIC a augmenté ses projections de production mondiale 2016/2017 de 5 Mt, à 998 Mt tandis que la Commission prévoit une production de 64,7 Mt contre 58,2 Mt en 2015. Dans l'Hexagone, le retard de semis maintient une tendance ferme, aidé en cela par un courant de vente sur le sud de l'UE.

Les plus lus

poule rousse en élevage
Œufs : « Les tensions dans les rayons vont disparaitre d’ici juin » avec 375 millions d’œufs supplémentaires attendus en 2026

La consommation d’œufs atteint des sommets historiques en France, alors même que la transition vers l’alternatif limite le…

petit veau dans sa niche
Petits veaux : « les intégrateurs s’attendent à des prix très élevés en mai »

Les prix des petits veaux laitiers ont connu une évolution historique en 2025, sous l’effet du manque d’offre. Les…

drapeau turc
Broutards : la Turquie annonce un quota d’importation de 500 000 têtes sur 2026

Le gouvernement turc a publié ses quotas d’importation de broutards dans un contexte d’inflation toujours élevée et de prix de…

camion devant quais de déchargement, de nuit
Viande bovine : le déficit commercial divisé par deux en 2025 en volume

Les exportations de viande bovine de la France ont progressé en 2025 ; notamment vers l’UE, tandis que les importations…

Les administrateurs de l'interprofession Anvol
Poulet : « Le rythme de construction de nouveaux bâtiments reste très éloigné des objectifs fixés »

 2 200 poulaillers et près de 2,8 milliards d’euros d’investissements, c’est ce qu’il faudrait à la France pour…

dindes dans un pré
Volaille : les mentions « Fermier, élevé en plein air » et « Fermier, élevé en liberté » restent protégées par l’UE

La Commission européenne publie la mise à jour de ses normes de commercialisation de la volaille et du foie gras, qui renforce…

Publicité
Titre
Je m'abonne
Body
A partir de 90€/an
Liste à puce
Accédez à tous les articles du site Les Marchés
Bénéficiez de la base de cotations en ligne
Consultez vos publications numériques Les Marchés hebdo, le quotidien Les Marchés, Laiteries Mag’ et Viande Mag’
Recevez toutes les informations du Bio avec la newsletter Les Marchés Bio