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« Paquet pesticides » : moins de distorsions de concurrence en vue

Parce qu’il harmonise les critères d’autorisation en Europe des traitements des cultures et institue une « reconnaissance mutuelle » des produits autorisés entre Etats membres, le « Paquet pesticides » voté mardi par le Parlement européen rassure le monde agricole français. Ce dernier dispose en effet d’une palette de produits phytosanitaires parmi les plus étroites d’Europe. Désormais, l’Efsa (l’administration européenne) déterminera les produits autorisés et fixera les taux de résidus acceptables. Les modes d’application resteront cependant du ressort national. Le Copa-Cogeca (Confédération des agriculteurs et coopératives européens) se fait l’écho du « sentiment mitigé » du vote parlementaire. Si, comme l’a dit son secrétaire général, « l’UE continuera à fonder sa législation sur des preuves scientifiques solides », la décision concernant certains critères d’exclusion (notamment l’impact sur le système endocrinien des utilisateurs) « ne repose pas sur une évaluation solide et basée sur le risque ». Pourraient ainsi passer à la trappe, pour des raisons jugées arbitraires, certains fongicides sur céréales et pomme de terre et certains insecticides pour l’arboriculture fruitière. A noter toutefois qu’une interdiction éventuelle d’un traitement n’interviendra qu’à l’échéance de son autorisation actuelle. En outre, la raréfaction des produits inquiète le monde agricole. A la Fédération française des producteurs de fruits, on s’alarme de l’absence de mesure miroir pour les pays tiers. Du côté des grandes cultures, on redoute une hausse de prix vertigineuse d’un produit lorsque celui-ci reste seul en usage pour traiter une maladie ou éradiquer des insectes nuisibles.

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